Informatique

Les pop-up de la peur

Publié le : 06/10/2008 

Si un message d'alerte vous prévient qu'une grave faille a été repérée dans le système de votre ordinateur et qu'il faut la réparer au plus vite, méfiance ! Il provient probablement d'une société qui tente de vous vendre un logiciel de sécurité sans aucun effet. Microsoft porte plainte contre plusieurs d'entre elles.

 

Tranquillement installé devant votre ordinateur, vous vaquez à vos occupations quand soudain surgit un message alarmant sur votre écran : un grave problème dans le système Windows endommage la machine, il faut le stopper d'urgence ! Ce type de « pop-up » (1), volontairement alarmistes, doit en réalité inspirer la méfiance plus que la peur : ils émanent de sociétés de peu de confiance qui cherchent à soutirer de l'argent au consommateur. La méthode est bien rodée. L'effrayant message suggère de lancer, gratuitement, un scan (bilan) de l'ordinateur pour détecter les failles. Bien sûr, le résultat en laisse apparaître un grand nombre et pour les colmater, la solution est simple : il suffit d'acheter le logiciel en quelques clics. Sauf que ce logiciel est en réalité sans effet...

Pour convaincre l'utilisateur du sérieux de la situation, les éditeurs de ces « scarewares » (« scare » signifie « peur » en anglais) font preuve d'habileté : ils formulent leurs messages de manière à ce qu'ils semblent provenir de Microsoft, invoquant par exemple des « erreurs système » ou encore des « corruptions de la base de registre ». La pratique agace logiquement la firme de Redmond, qui a donc décidé de porter plainte aux États-Unis contre plusieurs d'entre eux, notamment Scan et Repair, Antivirus 2009, Malware Core, WinDefenderXPDefender.com, WinSpywareProtect et, tout récemment, Registry Cleaner XP. Les malfaiteurs présumés risquent jusqu'à 2 000 dollars d'amende par infraction commise.

Prudence, donc, si vous êtes confronté à un tel message. Un antivirus mis à jour régulièrement offre une protection nécessaire et a priori suffisante.

1. Fenêtre publicitaire intrusive.