par Elsa Casalegno
par Elsa Casalegno
De nouveaux lots de laits Guigoz, Babybio et Popote ont fait l’objet de rappels les 2 et 4 février. La raison : un renforcement de la réglementation européenne, avec un abaissement des seuils maximaux tolérés de la toxine céréulide dans les laits infantiles.
L’angoisse des jeunes parents devant les rayons de laits infantiles ne risque pas de s’estomper. Une énième vague de rappels a encore eu lieu ces derniers jours, concernant des lots supplémentaires de laits Guigoz et Babybio, ainsi que deux lots de la marque Popote. Il s’agit de :
Guigoz Optipro Relais 1 (0-6 mois) (Nestlé)
Lot 53470346AA (DDM 31/12/2027)
Babybio Optima 1 (800 g) (Vitagermine)
Lot 894408 (DDM 09/07/2027)
Lot 900035 (DDM 12/08/2027)
Lot 907179 (DDM 01/10/2027)
Babybio Caprea 1 (800 g) (Vitagermine)
Lot 899014 (DDM 28/07/2027)
Lot 911057 (DDM 17/09/2027)
Popote Lait 1er âge (400 g et 800 g)
Lot 910077 (DDM 09/09/2027)
Lot 910143 (DDM 11/09/2027)
→ Lire aussi : Rappel de laits infantiles contaminés - Les réponses à vos questions
Les marques justifient ces rappels tardifs par une évolution de la réglementation. En effet, le ministère de l’Agriculture avait annoncé le 30 janvier abaisser le seuil maximal tolérable de la toxine céréulide dans les préparations pour nourrissons. Une recommandation qui anticipait de deux jours un avis de l’Agence européenne de sécurité sanitaire (Efsa), saisie en urgence par les États membres.
L’Efsa a fourni « une évaluation rapide des risques » aboutissant à de nouvelles recommandations : elle a proposé une dose aiguë de référence (DAR) de 0,014 μg de céréulide par kilo de poids corporel chez les nourrissons, contre 0,003 μg/kg précédemment – soit une limite maximale divisée par plus de deux. Elle en a déduit une valeur de concentration maximale de 0,054 μg de céréulide par litre de lait infantile reconstitué (liquide) pour les préparations pour nourrissons, et de 0,1 μg/l pour les préparations de suite, afin de ne pas dépasser les « niveaux de sécurité ».
Le ministère de l’Agriculture rappelle que, « à ce stade, il n’a pas été mis en évidence de lien de causalité entre la consommation des laits infantiles concernés et la survenue de symptômes chez des nourrissons ». Parmi les huit bébés hospitalisés en raison de vomissements aigus, seuls cinq avaient consommé des laits ciblés par les rappels, mais il n’a pas été possible d’établir qu’ils avaient effectivement ingéré du lait contaminé par la toxine céréulide. Tous sont désormais guéris. Quant aux deux nourrissons décédés, l’enquête judiciaire se poursuit, mais n’a pas rendu ses conclusions. Malheureusement, il est quasi impossible de retrouver la toxine céréulide dans l’organisme.
Elsa Casalegno
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