par Cyril Brosset
par Cyril Brosset
Des clients de l’opérateur Orange ont reçu des courriers et des mails les informant que le prix de leur abonnement, mais aussi celui de certains services annexes, allait augmenter. Orange renoue ainsi avec une pratique que l’on pensait oubliée : l’augmentation forcée des tarifs pour ses abonnés.
En moins d’une semaine, Éric a reçu deux mauvaises nouvelles de la part de son opérateur Orange. La première, il l’a découverte dans sa boîte aux lettres, avec un courrier lui annonçant que chacun des trois forfaits mobiles de son foyer allait augmenter de 2 € par mois en échange d’un renchérissement de l’enveloppe de data à 200 Go par mois au lieu de 130 Go, ce dont personne, chez lui, n’a besoin.
La seconde, il l’a trouvée dans sa messagerie, avec un mail l’informant qu’à partir du 16 novembre, certains frais liés à son offre Internet allaient aussi évoluer : des frais d’envoi de 10 € seraient désormais appliqués en cas d’envoi d’une Livebox ou d’un décodeur (hors cas de panne) et les pénalités en cas de retour tardif du matériel passeraient désormais à :
Jusque-là, elles s’étalaient de 49 € à 200 €. Par ailleurs, le jour où il souhaitera mettre fin à son contrat, Éric devra payer 69 € alors que les frais de résiliation étaient traditionnellement de 50 € ou 60 € chez Orange.
Il existe toutefois une différence entre ces deux annonces : alors que l’adoption de la nouvelle grille de frais est irréversible, Éric a la possibilité, s’il le souhaite, de refuser le changement de ses offres mobiles, à condition d’en faire la demande auprès du service client, ce qu’il a fait. Sans action de sa part, l’augmentation aurait été appliquée d’office.
Très en vogue chez tous les opérateurs il y a quelques années, cette pratique qui consiste à augmenter d’office les prix pour les clients actuels revient donc sur le devant de la scène.
Malgré nos demandes, Orange ne nous a pas donné d’explication, mais ce choix pourrait être lié à la forte inflation qui règne dans le domaine de l’énergie et à son impact sur les coûts d’exploitation qu’Orange doit supporter.
Le rachat à venir d’une partie des activités de SFR pourrait aussi ne pas être étranger à cette décision, l’opérateur préférant peut-être augmenter discrètement ses prix aujourd’hui plutôt qu’après la fusion.
Une chose est sûre, cette pratique, bien que légale (1), est toujours aussi impopulaire chez les abonnés concernés. Et encore, cette fois-ci, Éric a eu l’opportunité de refuser les augmentations de tarif de ses forfaits mobiles, ce qui n’est pas toujours le cas.
Mais si lui a réagi, combien d’autres abonnés n’auront pas vu passer l’information ou oublieront de contester l’augmentation ? Enfin et surtout, les concurrents d’Orange vont-ils, eux aussi, se mettre à gonfler leurs tarifs, comme on peut s’y attendre ? Nos comparateurs des forfaits mobiles et Internet vous permettent de choisir les offres qui correspondent réellement à vos besoins.

(1) Conformément à l’article L. 224-33 du Code de la consommation, les opérateurs télécoms ont le droit de modifier unilatéralement les contrats à condition d’en informer les abonnés concernés sur support durable (par lettre ou par courriel), au moins un mois avant, et de laisser la possibilité au client de résilier son contrat sans frais ni pénalités pendant les quatre mois suivant la notification.
Cyril Brosset
La force d'une association tient à ses adhérents ! Aujourd'hui plus que jamais, nous comptons sur votre soutien. Nous soutenir
Recevez gratuitement notre newsletter hebdomadaire ! Actus, tests, enquêtes réalisés par des experts. En savoir plus