Volkswagen Touran

Premières impressions

Publié le : 04/07/2015 

À défaut de devenir attirant, le nouveau Touran reçoit un très important équipement technologique destiné à la sécurité, au confort et au divertissement. Le monospace compact de Volkswagen progresse aussi en confort même si des améliorations restent à faire, notamment au niveau des suspensions.

 

 

Depuis la mise en ligne de cette première impression, nous avons testé sur circuit le Volkswagen  Touran 1.4 TSI 150 BMT et le Volkswagen  Touran 2.0 TDI 150 SCR BMT

Contrairement aux apparences, le nouveau Touran change beaucoup. Pour commencer, il adopte la plate-forme modulaire utilisée par d’autres modèles du groupe (Volkswagen Golf VII, Audi A3 ou Skoda Octavia), ce qui lui permet de disposer d’un empattement allongé de 11 cm qui profite à l’habitacle. Ensuite, sa carrosserie s’allonge de 13 cm, d’où un volume de coffre plus important (48 litres supplémentaires pour la version 5 places). Pour l’aspect visuel, le constructeur n’a pas révolutionné le style, qu’il s’agisse de l’extérieur ou de l’intérieur.

Qualité de vie à bord

 

 

L'intérieur bicolore est préférable à la version unicolore noire trop sombre.

En s’installant à bord du nouveau Touran, on retrouve l’environnement habituel de Volkswagen : du costaud pas rigolo ! En effet, si les matériaux sont de bonne qualité, bien rembourrés et bien assemblés, l’habitacle est strict, et même triste dans sa version totalement noire. Il est préférable d’opter pour la finition bicolore avec la partie basse de la planche beige. Mais c’est dans le détail que l’habitacle séduit le plus, avec ses nombreux espaces de rangement (comme le filet disposé sur le côté de la console centrale côté passager) ou les larges bacs de portière. Autre astuce appréciable : le bandeau de la planche de bord dissimule, au-dessus de la boîte à gants, un ingénieux compartiment « média » regroupant lecteur de CD, emplacement pour carte SIM et deux lecteurs de carte SD. Le nouveau Touran reçoit également un contenu multimédia important avec la possibilité de disposer du contenu de son smartphone sur l’écran tactile du GPS. Le système est compatible avec la majorité des appareils, iPhone à partir du 5 sous OS 8.0, ou smartphones fonctionnant sous Android (5.0 et suivants).

 

L’écran tactile d’une taille de 5 ou 6,5 pouces selon les versions.

L’écran tactile, agréable à utiliser, réagit bien aux pressions du doigt. Il possède une fonction intéressante de détection de la main qui permet d’afficher les icônes dès que l’on s’en approche pour plus de réactivité. Facile à programmer, le GPS (en série sur la finition haut de gamme Carat) n’est toutefois pas toujours à la hauteur et, plusieurs fois, ses indications manqueront de précision. Par exemple, l’indication des voies de circulation au moment d’une bifurcation et d’une sortie d’autoroute ne s’est pas affichée, ce qui nous aura valu deux erreurs sur notre parcours d’essai. Disponible en 5 ou 7 places, le Touran permet à tous les occupants de voyager confortablement. Même ceux de la troisième rangée bénéficient d’un espace et d’un confort appréciables, d’autant que les sièges de la deuxième rangée sont indépendants et peuvent coulisser. En outre, chaque siège peut se replier individuellement en fonction des besoins d’espace de chargement. Le volume de coffre (1) passe ainsi de 743 à 1 980 litres pour la version 5 places et de 137 à 1 857 litres pour le modèle à 7 places. À comparer aux 400 à 910 litres (2) d’une Citroën C4 Picasso ou aux 410 à 800 litres (2) d’une Kia Carens. En plus, pour un chargement plus aisé, le Touran offre un plancher plat lorsque tous les sièges sont repliés.

 

Les sièges arrière offrent un très bon confort mais l'accès aux places de la troisième rangée est moyennement aisé.

Au volant

 

Nous avons pris en main deux motorisations du Touran parmi les 6 proposées (3 à essence de 110 à 180 ch et 3 diesels de 110 à 190 ch). La première, l’essence 1.6 de 150 ch associée à la boîte de vitesses à double embrayage DSG7, nous a le plus convaincus par son agrément et ses performances. Seul reproche, un manque de réaction de la boîte au moment des démarrages : il n’est pas rare de devoir supporter des secousses lorsqu’on actionne l’accélérateur pour repartir. Un défaut accentué par le manque de précision de dosage de la pédale d’accélérateur. Heureusement, une fois habitué à sa manipulation, le moteur se montre très agréable à conduire en toutes circonstances, en ville, sur route et même sur autoroute.

Le second moteur pris en main était le diesel 2.0 de 150 ch couplé à une boîte mécanique à 6 rapports. Cette dernière, précise, s’est avérée un peu ferme à l’usage et l’engagement des rapports demande un peu d’effort. Un phénomène qui deviendra vite fatigant en ville ou sur les routes sinueuses exigeant de nombreux passages de vitesses. Disposant d’un couple important (340 Nm) dès les plus bas régimes, ce moteur fournit de bonnes relances. Pour preuve, en roulant à 30 km/h en troisième, il tourne à un peu plus de 1 000 tr/min et s’avère capable de relancer la voiture sans qu’il y ait besoin de rétrograder. Et cela sans vibrations ni secousses désagréables. Prouesse que ne devrait vraisemblablement pas accomplir le plus petit diesel de 1,6 litre de cylindrée. Notre bloc s’est juste montré un peu bruyant à haut régime. Enfin, son appétit reste raisonnable avec une moyenne de 7 l/100 km obtenue sur un parcours mixte urbain/route.

 

Le diesel 2.0 TDI de 150 ch est très agréable à bas régime mais bruyant dans les tours.

Le nouveau Touran bénéficie d’améliorations notables de ses trains roulants et devient vraiment confortable sur route. Lorsque le revêtement est de bonne qualité, les passagers voyagent dans d’excellentes conditions. Cela se gâte un peu sur mauvaise route ou lorsqu’on passe sur un ralentisseur. De même, sur route pavée, l’amortissement trop ferme ne gère pas très bien les petits débattements, ce qui engendre des vibrations et du bruit dans l’habitacle. Autre source sonore : les bruits aérodynamiques apparaissent au-delà de 100 km/h.

À conduire, le Touran ne pose pas de souci particulier. Sa direction est précise et très agréable. En ville, sa démultiplication et son assistance sont bien adaptées au véhicule et permettent de manœuvrer sans effort.

Sécurité

 

Le nouveau Touran progresse en termes de sécurité active comme passive. Pour cette dernière, il accueille désormais pas moins de 9 airbags dont un de genoux pour le conducteur. Concernant la sécurité active, le Touran reçoit le système de freinage automatique d’urgence (Front Assist), un régulateur de vitesse adaptatif, un dispositif d’assistance de sortie de stationnement (Side Assist) et le tout nouveau freinage anti-multicollision. Ce dernier freine le véhicule accidenté afin de réduire son énergie cinétique résiduelle après la collision et d’éviter qu’il ne percute à nouveau un autre véhicule. Un système d’aide à la conduite pour les manœuvres avec remorque (Trailer Assist) fait également son apparition.

 

Schéma du système de freinage anti-multicollision (image Volkswagen).

Le Touran peut aussi disposer d’un système de maintien dans la file performant (Dynamic Lane Assist) : il corrige automatiquement la trajectoire du véhicule pour le maintenir dans sa voie de circulation. Mais, comme il ne s’agit pas encore d’un véhicule autonome, ce dispositif ne fonctionne que sur une courte durée. Ensuite, un signal sonore avertit le conducteur de reprendre la main puis, si aucune action n’est entreprise, un « freinage sec » est déclenché pour « réveiller » le conducteur. Associé à l’Emergency Assist, ce dispositif va même encore plus loin en arrêtant totalement le véhicule si le conducteur ne réalise aucune action (fonction de surveillance d’endormissement). Une première pour un véhicule de ce segment, mais qui n’est proposée qu’en option à 1 690 € (dans le pack Drive Assist II Premium) sur la finition Carat. Enfin, le Tourna dispose d’une protection proactive des occupants qui tend les ceintures de sécurité avant lors de la détection d’une situation à risque (freinage puissant, par exemple). Et, lors d’une situation critique (survirage ou sous-virage avec intervention de l’ESP), les vitres latérales et le toit ouvrant panoramique se referment presque entièrement. Le Touran est ainsi l’un des monospaces les mieux équipés en termes de systèmes de sécurité.

 

Le Volkswagen Touran en résumé

Le nouveau Touran est certainement le monospace compact le mieux équipé de son segment. Il propose même des systèmes jusqu’alors réservés à des véhicules plus haut de gamme comme les routières. Mais, avec une fourchette de prix de 24 760 à 39 040 €, ces équipements se paient au prix fort. En comparaison, une Renault Scénic ou une Citroën C4 Picasso, dotées d’une ligne plus originale, sont proposées respectivement entre 23 900 et 32 800 € et entre 24 400 et 35 650 €. Le Touran conviendra donc très bien à ceux pour qui la sécurité est le premier critère de choix.

 

Les +

Équipement technologique

Confort

Habitabilité

Modularité

 

Les –

Amortisseurs fermes sur les petits défauts

Bruit aérodynamiques

Intérieur noir triste

Prix

 

 

 

1. Données du constructeur.

2. Valeurs jusqu’aux fenêtres mesurées par nos soins lors de nos tests de monospaces.