Skoda Octavia

Premières impressions

Publié le : 04/03/2013 

La nouvelle Skoda Octavia, proposée à la vente à partir du 15 mars 2013, évolue de fond en comble. Sans fioritures, cette voiture familiale possède de très bons arguments avec, notamment, un rapport prix/habitabilité très convaincant.

 

Skoda Octavia

Extérieurement, on pourrait presque croire à une simple modification de style tant l’air de famille est indéniable. Pourtant, la Skoda Octavia troisième du nom est une véritable nouvelle voiture qui change de fond en comble. Déjà, elle utilise la nouvelle plate-forme inaugurée avec la Volkswagen Golf 7 et que l’on retrouve aussi sur les Audi A3 et Seat Leon (Volkswagen Group possède, entre autres, les quatre marques Audi, Seat, Skoda et Volkswagen). Toutefois, pour s’adapter au gabarit de la familiale, l’empattement (l’écart entre les essieux avant et arrière) a été rallongé. Première conséquence notable, l’habitabilité y a gagné.

Qualité de vie à bord

Une voiture très spacieuse, même à l'arrière.
Une voiture très spacieuse, même à l'arrière.

Lorsqu’on s’installe à bord de l’Octavia, on ressent une agréable sensation d’espace. Une fois n’est pas coutume, nous avons parcouru une petite centaine de kilomètres assis à l’arrière. De quoi jauger le confort de ces places souvent ignorées par les acheteurs. Ici, il est certain qu’un petit enfant installé sur son siège auto aura suffisamment de place pour ses pieds sans pouvoir jouer au foot avec le dossier du siège situé devant lui. Si trois adultes prennent place à l’arrière, ils trouveront assez facilement leurs aises. Et, si deux occupants seulement s’y installent, ils bénéficieront d’un accoudoir confortable équipé de porte-gobelets (de série sur la finition haut de gamme).

Derrière le volant, nous avons été tout aussi bien accueillis. Le siège est confortable et assure un bon maintien. Et cela est valable pour toutes les versions puisque, qu’il soit en cuir ou en tissu, la forme du siège reste la même. En outre, les nombreux réglages du siège, associés à ceux du volant, permettront aux petits comme aux grands de trouver une bonne position de conduite. La montée en gamme de la voiture se traduit, entre autres, par la multiplicité des fonctions et des systèmes électroniques embarqués. Revers de la médaille, cela complique un peu son utilisation, notamment pour le changement de l’affichage au centre du combiné d’instruments. Heureusement, une fois l’habitude prise, on peut basculer d’un affichage à l’autre sans quitter la route des yeux. Le conducteur peut ainsi disposer de diverses informations telles que celles émanant de l’ordinateur de bord ou du GPS. Ce dernier est par ailleurs facile à programmer grâce à un écran tactile (en option) précis et à sa fonction de zoom automatique.

Le tableau de bord tristounet.
Le tableau de bord tristounet.

Si les matériaux progressent aussi par rapport à l’ancien modèle, leur qualité demeure perfectible et l’intérieur demeure un peu strict. Les formes assez rectilignes de la planche de bord manquent en effet d’originalité. La présence de nombreux rangements facilite la vie à bord et certains détails sont bienvenus, comme cet espace placé devant la console centrale et censé améliorer la liaison sans fil Bluetooth (lorsque le véhicule en est équipé) pour le téléphone portable. Dommage que la boîte à gants, réfrigérée à partir du deuxième niveau de finition, ne possède pas un volume important, qui plus est encore amoindri par la présence du lecteur multimédia.

Côté volume, le coffre, avec ses 590 litres, est imbattable. En comparaison, une Renault Laguna ne propose que 370 litres, une BMW Série 3 affiche 375 litres et une Volkswagen Jetta 500 litres. Le coffre possède également des astuces pratiques comme des crochets, une « cale » qui se scratche sur la moquette pour maintenir des objets, des filets de maintien, ainsi qu’un tapis de sol réversible avec, du côté pile, de la moquette et, du côté face, un revêtement plastifié. Des solutions appréciables au quotidien, mais qui sont parfois proposées en option. Il faudra donc mettre la main à la poche, ce qui fera rapidement grimper la facture.

Le coffre XXL très pratique.
Le coffre XXL très pratique.

Au volant

Pas de mauvaise surprise au volant de l’Octavia. Le châssis est performant et confortable. Il est néanmoins un peu raide lors de successions de petits défauts de la route, comme sur un revêtement pavé par exemple. Le modèle que nous avons pris en main était un 2.0 TDI 150 ch équipé d’une boîte de vitesses DSG (boîte robotisée à double embrayage). Une configuration qui rend la nouvelle Octavia très confortable à conduire. Le confort et l’agrément de cette boîte, qui ne sont plus à démontrer, conviennent parfaitement à l’usage que l’on pourrait faire de la voiture. On note aussi la consommation maîtrisée avec une moyenne affichée par l’ordinateur de bord de 6,5 l/100 km pour un usage mixte sur autoroutes, routes départementales et ville. Ce qui est plutôt bien pour le gabarit de la voiture. À noter que tous les moteurs, sauf l’essence 1.2 TSI 85, reçoivent le système Stop & Start de série : un plus pour le gain en consommation en ville.

Sur route, la voiture se montre agile mais manque un peu d’insonorisation. Ainsi, le moteur se fait entendre lors des accélérations franches, tout comme les bruits de roulement et d’air qui se font moins discrets lorsque la vitesse augmente.

Sur notre modèle, nous avons pu apprécier le système Driving Mode Selection qui permet de modifier les caractéristiques du véhicule selon trois modes : normal, éco ou sport. Une quatrième possibilité est même donnée avec le mode « individuel » qui permet de configurer soi-même les paramètres de la voiture en mixant les trois modes. Selon le choix, la réaction de la pédale d’accélérateur sera plus ou moins rapide (privilégiant la réactivité pour une conduite sportive ou, au contraire, l’économie de carburant en étant plus souple), le moment du passage des rapports sera adapté (avec la boîte de vitesses DSG) et l’assistance de direction aussi. Enfin, en mode éco, lorsque le conducteur relâche la pédale d’accélérateur, la voiture est alors en roue libre. Une situation qui est un peu surprenante la première fois car il n’y a plus de frein moteur, mais qui permet de continuer sur sa lancée sans consommer beaucoup de carburant (le moteur tourne au ralenti).

Le moteur Diesel 1.6 TDI 105 devrait être le plus vendu.
Le moteur Diesel 1.6 TDI 105 devrait être le plus vendu.

Sécurité

Comme toutes les voitures modernes, la nouvelle Skoda Octavia reçoit les équipements de sécurité dernier cri. Outre les systèmes d’aide à la conduite proposés en option (maintien de la voiture dans la trajectoire, aide au stationnement, régulateur de vitesse…), la voiture reçoit de série 7 airbags dont un de genoux pour le conducteur et un système de surveillance de la pression des pneus. À noter que l’Octavia inaugure chez Skoda un ESP spécifique qui intègre une nouvelle fonction : après une collision, le système freine automatiquement afin d’éviter les embardées dangereuses ou empêcher la voiture de rebondir. Elle peut aussi recevoir le freinage d’urgence qui stoppe la voiture en cas d’absence de réaction du conducteur. De même, en ville et pour une vitesse inférieure à 30 km/h, le système procède automatiquement à un freinage maximal qui immobilise l’Octavia si le conducteur ne réagit pas à un obstacle se trouvant devant le véhicule. La détection de somnolence est aussi proposée ainsi que le système de préparation des passagers à un choc avec la tension automatique des ceintures en cas de détection d’un obstacle.

 

L’intérêt indéniable de l’Octavia réside dans son rapport prix/habitabilité. Cette familiale est en effet proposée au prix d’une compacte. La gamme débute à 17 850 € en motorisation essence et à 20 950 € en diesel, à mettre en parallèle avec les 22 400 €  minimum d’une Renault Mégane et les 18 850 € minimum d’une Peugeot 308, des modèles de voitures compactes en-dessous de l’Octavia en termes de dimensions et d’habitabilité. Cerise sur le gâteau, toutes les Octavia (sauf la 1.2 TSI 85 ch) bénéficient du label Skoda Green Tec et peuvent prétendre à un bonus écologique allant jusqu’à 200 € pour le 1.6 TDI 105.

La Skoda Octavia en résumé

Familiale proposée au tarif d’une compacte, l’Octavia joue la carte prix à défaut d’être une séductrice née. Bien conçue, cette nouvelle mouture n’est en effet pas vraiment affriolante côté style mais elle possède de nombreuses astuces pratiques au quotidien. Sa finition aurait toutefois demandé à être un peu plus soignée tout comme son insonorisation.

 

Les +

Prix

Équipement

Confort

Habitabilité

 

Les –

Manque d’originalité

Beaucoup d’options

Insonorisation perfectible

Finition moyenne

 

Les anciennes Skoda Octavia testées par Que Choisir :

Skoda Octavia 2.0 TDI 170 FAP

Skoda Octavia 1.6 TDI 105 CR FAP