par Lise Gougis
Prise de poidsLes facteurs aggravants
Manque de sommeil, stress chronique, sédentarité accrue, mais aussi effets secondaires de certains médicaments ou consommation d'aliments ultratransformés : de nombreux facteurs invisibles bousculent nos hormones et dérèglent notre métabolisme au quotidien. Tour d'horizon des mécanismes biologiques et comportementaux qui favorisent insidieusement l'installation des kilos, et des pistes pour déjouer ces pièges.
Gare au manque de sommeil !
On pourrait penser que dormir, souvent assimilé à de l’inactivité, favorise la prise de poids. Or, c’est tout le contraire. Lorsqu’on est physiquement inactif, on ne dépense pas beaucoup plus de calories en restant éveillé qu’en dormant. Cependant, raccourcir ses nuits laisse plus de temps pour penser à la nourriture, manger et grignoter.
Et, avec la fatigue due à une durée de repos insuffisante, la tentation de prendre l’ascenseur plutôt que l’escalier, ou encore d’annuler sa séance de sport, est grande. In fine, de nombreux travaux ont mis en évidence, chez l’adulte, une association entre un sommeil court (moins de six heures par nuit) et le risque d’obésité.
Une étude canadienne, parue en 2012 dans la revue International Journal of Obesity, a révélé que l’indice de masse corporelle (IMC) et le taux de masse grasse des petits dormeurs avaient augmenté au cours des six années de suivi par rapport à ceux qui dormaient sept à huit heures. « Les études les plus récentes ont également montré
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Lise Gougis