par Yves Martin
par Yves Martin
La nouvelle mouture de la DS4, qui devient la DS N°4, change à l’extérieur mais aussi à l’intérieur et sous le capot. La compacte de DS Automobiles gagne ainsi en niveau de prestation tout en étant compétitive en termes de tarifs pour mieux affronter les modèles premium concurrents.
Ne l’appelez plus DS4, mais N°4. En effet, pour la nouvelle version de sa compacte, DS Automobiles a intégré le changement de dénomination par un « N° » qui sera attribué aux nouveaux modèles. Ainsi en est-il de la N°8, une routière électrique bientôt à l’essai, et de la N°3, qui devrait suivre l’année prochaine en remplacement de la DS3. À noter que sur les voitures, le picto « ° » prend la forme d’une pointe de diamant et se veut, selon le constructeur, symbole d’élégance et de savoir-faire. Pourquoi pas. De quoi confirmer l’ambition premium de la marque de prestige de Stellantis. Et par rapport à sa devancière, la N°4 adopte un nouveau style plus dynamique et arbore une face avant entièrement redessinée. À l’arrière, on trouve une nouvelle signature lumineuse avec des nouveaux feux et un bandeau traversant.
En s’installant à bord de la DS N°4, le premier ressenti est plutôt très positif. L’intérieur est cossu, réalisé avec des matériaux de très bonne qualité et très bien ajustés. C’est certain, nous sommes bien dans un modèle haut de gamme. Les sièges sont très accueillants et assurent un très bon maintien. Le conducteur dispose de tous les réglages, facilement accessibles, pour trouver une bonne position de conduite.
Devant lui, un nouveau combiné d’instruments numérique de 10,25" qui peut être complété par le dispositif de vision tête haute. Au centre de la planche de bord, un second écran de 10", très bien intégré, permet de gérer l’ensemble des fonctions de confort et d’infodivertissement.
Nous avons néanmoins trouvé que l’écran manquait de réactivité et, à plusieurs reprises, par empressement, nous avons ainsi appuyé plusieurs fois sur une commande car la réponse se faisait attendre. C’est agaçant. Même critique pour la touche de sélection des modes de conduite qui demande un peu de patience. À noter que sur la N°4, le « touch pad » situé sur la console centrale, pas vraiment pratique à l’usage, a disparu. Pour un accès rapide à certaines fonctions, des touches physiques sont placées sous l’écran central. Malheureusement, selon la position du conducteur et l’ensoleillement, il peut être assez difficile de lire les pictogrammes sur ces touches. Dès lors, tant que l’on n’a pas bien mémorisé la fonction de chacune, leur utilisation peut s’avérer compliquée et, surtout, oblige le conducteur à quitter les yeux de la route.
Avec seulement 360 litres de volume de chargement, le coffre de la N°4 hybride rechargeable est le plus petit de la gamme (430 litres pour l’hybride et le diesel ou 390 litres pour l’électrique) et se révèle moyennement logeable.
La N°4 dispose d’un panel complet de motorisations qui permettra à chacun de trouver celle qui convient le mieux à son usage. Sont disponibles le diesel BlueHDi de 130 ch ‒ prévu pour courant 2026 ‒, la version 100 % électrique de 213 ch (avec une batterie de 58,3 kWh), le modèle micro-hybride de 145 ch et, enfin, la motorisation hybride rechargeable. C’est cette dernière que nous avons prise en main. La N°4 inaugure la nouvelle version plus puissante de 225 ch en puissance cumulée. Elle se compose d’un bloc thermique 1.6 turbo à quatre cylindres de 180 ch (150 ch pour les autres modèles du groupe) et d’une machine électrique de 125 ch. Quant à la boîte automatique à 6 rapports, elle laisse désormais place à une boîte robotisée à double embrayage et 7 vitesses.
La puissance de la batterie a été accrue pour passer de 11,3 à 14,6 kWh utiles. De quoi offrir une autonomie en mode électrique de 81 km en cycle mixte WLTP (au lieu de 62 km auparavant). En revanche, on regrette qu’il n’y ait pas eu de changement concernant la puissance de charge maxi qui stagne à 3,7 kW de série. Même si elle peut être portée à 7,4 kW en option, ce qui permet de réduire le temps de charge complet de 4 h 20 à 2 h 05, c’est globalement moins bien que la concurrence. Une Audi A3 peut ainsi accepter jusqu’à 50 kW en courant continu pour une durée de charge de 26 minutes.
Batterie vide, sur un parcours de plus de 200 km réalisé principalement sur autoroute, la consommation moyenne s’est établie à 8,1 l/100 km. Cela reste tout de même élevé. Heureusement, tout s’arrange une fois la recharge effectuée et, avec le mode hybride sélectionné, l’appétit du moteur diminue pour descendre à une moyenne de 5,7 l/100 km. Là, cela devient très compétitif et cela montre bien que charger la batterie est crucial pour exploiter au mieux les performances de la technologie d’hybridation rechargeable. Enfin, l’autonomie en mode tout électrique annoncée à 81 km par le constructeur s’est révélée un peu optimiste et nous n’avons pu rouler que 70 km. Suffisant pour la majorité des trajets quotidiens mais un peu en retrait de la concurrence premium.
Sur la route, nous avons apprécié le confort de la N°4, qui évolue en silence, sans bruit aérodynamique ni bruit de roulement. Les défauts de la route sont bien filtrés par des suspensions efficaces qui assurent également une très bonne tenue de route.
| Hybride 145 | Hybride rechargeable | BlueHDi | E-Tense | |
| Puissance | 145 ch | 225 ch | 130 ch | 213 ch |
| Émissions de CO2 | 117 à 118 g/km | 60 g/km | 137 à 139 g/km | - |
| Capacité de la batterie | - | - | - | 58,3 kWh |
| Pallas | 39 300 € | 48 200 € | 40 900 € | 46 990 € |
| DS Performance Line | 40 100 € | 49 000 € | 41 700 € | 48 190 € |
| Jules Verne | 41 500 € | 50 400 € | 43 100 € | 49 190 € |
| Étoile | 43 600 € (1) | 52 500 € (1) | 45 200 € (1) | 51 290 € (1) |
(1) Intérieur Alcantara (2) Intérieur cuir Nappa
La compacte de DS Automobiles n’a pas seulement changé de nom, elle a aussi gagné en qualité de fabrication et en agrément de conduite. Dans sa version hybride rechargeable, la DS N°4 inaugure une nouvelle motorisation plus puissante de 225 ch (195 ch pour les autres modèles du groupe) et très agréable à conduire. Autre bonne nouvelle, son prix diminue légèrement pour la version de base Pallas et la voiture est alors disponible à partir de 39 300 €. En revanche, le prix de la version hybride rechargeable augmente un peu et débute à 48 200 € (1 500 € de plus que la DS4). En comparaison, une Mercedes Classe A, qui propose une autonomie similaire, s’affiche à partir de 49 300 €. Mais une Audi A3 Sportback TFSIe, proposée à partir de 47 900 €, soit 300 € de moins que la française, s’avère plus performante en mode électrique : nous avons parcouru un peu plus de 100 km dans ces conditions. Reste que la N°4 dispose d’une ligne moins consensuelle et d’une très bonne finition intérieure, digne de son segment premium.
Les +
Les -
Yves Martin
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