Mazda MX5

Premières impressions

Publié le : 12/10/2015 

Le Mazda MX5 a été revu de fond en comble et reçoit des équipements dernier cri. Mais, s’il conserve les défauts inhérents à tout roadster, et qui le rendent d’ailleurs véritablement très attachant, certains, notamment en matière d’ergonomie, auraient mérité plus d’attention.

 
Depuis la mise en ligne de cette prise en main, nous avons testé sur circuit le Mazda MX-5 1.5L SKYACTIV-G 131 ch
Mazda MX5

 

Test de la MX5

Depuis la mise en ligne de cette première impression, nous avons testé sur circuit la MX-5 1.5L SKYACTIV-G 131 ch

Le Mazda MX5 est un roadster emblématique qui s’est forgé sa réputation autant par son caractère que par son prix abordable dans le segment des cabriolets. Pour la quatrième génération, Mazda n’a donc pas vraiment chamboulé le style, même s’il abandonne les rondeurs pour des formes plus anguleuses. C’est surtout sur les parties non visibles que les modifications ont été plus nombreuses avec le changement complet du châssis. D’ailleurs, Mazda s’est associé avec Fiat pour développer cette nouvelle plateforme afin de mutualiser l’investissement. Le constructeur italien devrait donc bientôt proposer sa propre création.

 

Qualité de vie à bord

 

Un habitacle sobre et bien fini.
Un habitacle sobre et bien fini.

En jetant un rapide coup d'œil dans l'habitacle, on se demande immédiatement  comment s'installer à deux sans se gêner. Une inquiétude injustifiée car les deux places s'avèrent suffisantes. Et, sans dire que l’on dispose d’une vraie sensation d’espace, les occupants sont à l'aise. Côté espace, inutile de préciser que le coffre, avec 130 litres de capacité, est limité à sa plus simple expression. Toutefois, de par sa forme assez cubique, il peut recevoir deux petites valises « cabine ». Même scénario dans l’habitacle où les rangements sont inexistants et où seul un espace est aménagé dans la console centrale mais pas de boîte à gants ni de vide-poche dans les portières. Il faudra donc voyager léger.

La finition est d’un bon niveau avec des matériaux bien assemblés et agréables au toucher. Le MX5 pèche par une ergonomie perfectible et quelques détails agaçants. Par exemple, comme c’est le cas sur le récent SUV de la marque, le CX-3, l’écran tactile ne l’est qu’à l’arrêt. Dès que l’on roule, il faudra alors agir sur la mollette pour gérer les différentes fonctions, ce qui est moins pratique. De son côté, le volant est un peu chargé et il faudra s’habituer à l’emplacement des différentes fonctions. Il nous a d’ailleurs fallu un moment avant de comprendre comment gérer l’affichage de l’ordinateur de bord. Enfin, le GPS manque cruellement de précision et ne dispose pas d’un zoom automatique pertinent. Un défaut qui nous a imposé plusieurs demi-tours pour retrouver notre chemin.

Enfin, l'intérieur, très compact, permet aux occupants de gérer la capote sans avoir à sortir de l'auto. À commande manuelle, cette dernière peut en effet être manipulée d'une seule main sans efforts, même lorsque le véhicule roule à faible allure.

 

Avec ses 130 litres, le coffre est réduit à sa portion congrue.
Avec ses 130 litres, le coffre est réduit à sa portion congrue.

Au volant

Une fois installé à bord et avant de prendre la route, le conducteur devra jouer un moment avec les différents réglages du siège et du volant pour trouver une position de conduite agréable. Pour l’anecdote, la largeur de la manette de réglage de la position a été réduite de moitié pour limiter le poids (le nouveau MX5 pèse 100 kg de moins que son prédécesseur). Cette manipulation sera d'autant plus importante que, vu la position très basse du conducteur, la visibilité est très mauvaise. D’un côté les ailes avant proéminentes donnent l'impression que la voiture est très large, ce qui complique les manœuvres en ville. D’un autre, la minuscule lunette arrière n’offre pas un champ de vision des plus pratiques. Au moment de réaliser un créneau, il est donc conseillé de ne pas se précipiter pour éviter les déconvenues. Le radar de recul, malheureusement proposé uniquement sur la finition haut de gamme, est alors d'une aide plus que précieuse. Il faudra un moment au conducteur pour appréhender correctement le gabarit de la voiture, pourtant contenu avec moins de 4 mètres de long.

 

La position de conduite procure de belles sensations.
La position de conduite procure de belles sensations.

À conduire, le Mazda MX5 possède de nombreux défauts qui deviennent en fait les qualités que l'on attend d'un roadster. Un moteur très sonore quand on monte dans les tours, une suspension ferme qui procure une excellente tenue de route et élimine toute prise de roulis et une direction très directe qui offre un très bon ressenti de la route. Mais c’est surtout la position de conduite, au ras du sol, qui procure de belles sensations et un vrai plaisir de conduite, sans même atteindre les vitesses réglementaires ni prendre de risque. Le confort général est préservé par des sièges bien enveloppants et relativement moelleux. Conduit avec le moteur 1.5 de 131 ch, le MX5 s'est montré vif et agréable. Les relances, pour dépasser par exemple, imposent toutefois de rétrograder car, en dessous de 3 500 tr/min, le moteur manque de répondant. Et, si on roule à 90 km/h sur le sixième rapport, il ne faudra pas hésiter à en descendre deux pour s'insérer sur une autoroute et atteindre les 130 km/h. Heureusement, la commande de boîte de vitesses est courte et précise, ce qui permet de manipuler le levier sans encombres. Sur autoroute, on subit rapidement les bruits aérodynamiques et de roulement qui remontent dans l'habitacle. Les longs trajets peuvent alors devenir pénibles à ce régime. Notons toutefois que le niveau sonore ne change quasiment pas si l'on roule capote ouverte ou fermée.

 

Le cabriolet MX5 avec et sans capote.
Le cabriolet MX5 avec et sans capote.

Sécurité

En matière de sécurité, le MX5 se modernise pour recevoir un équipement dernier cri. Par exemple, en termes de sécurité passive, sa structure utilise désormais de nombreux aciers à haute limite élastique qui offrent une meilleure résistance à la déformation tout en permettant un allègement significatif. Le roadster dispose également d’airbags frontaux et latéraux. Puis, selon le niveau de finition, on dispose par exemple de l'avertisseur de franchissement de ligne, du régulateur de vitesse, de la climatisation automatique… La version haut de gamme Sélection reçoit même la surveillance d'angle mort, le système de détection d’obstacle en marche arrière qui avertit le conducteur de l’approche d’un véhicule lorsqu’il recule, la gestion automatique des feux de route et les phares directionnels adaptatifs.

 

Le Mazda MX5 en résumé

Posséder un roadster, c’est accepter de faire des sacrifices : pas de rangements, habitabilité contenue, visibilité limitée, ergonomie perfectible... Autant de défauts  inacceptables pour des modèles plus conventionnels. Mais le MX5 se révèle si agréable à conduire et dispose d'un tel capital sympathie que l'on fait fi de ces griefs pour prendre un réel plaisir au volant. Le MX5 dispose d’un autre atout avec un prix raisonnable : à partir de 24 800 €. Car, même si le MX5 n’a pas vraiment de concurrent direct, on trouve dans le segment et à motorisation proche, une DS3 Cabrio 1.6 THP 165 Sport Chic à 26 650 € et un BMW Z4 Roadster, mieux fini et plus cossu il est vrai, mais à partir de 37 150 €.

 

Les +

Style

Agrément de conduite

Tenue de route

Rapport prix/prestation

 

Les -

Visibilité

Volume de rangement

GPS

Détails d’ergonomie

 

Cabriolet MX5

 

Vidéo du crash test

Retrouvez la vidéo du crash test du Mazda MX5 sur notre page Youtube