Nouvelle Volkswagen Polo Premières impressions

Nouvelle Volkswagen Polo

Premières impressions

Publié le : 05/07/2014 

La nouvelle Polo ne change pas vraiment sur le fond, mais exclusivement sur la forme. Son niveau d’équipement monte aussi en gamme pour un prix contenu. Mais, si on en a pour son argent, la passion n’est pas à l’honneur.

 

Ouverture

Test de la Volkswagen Polo

Depuis la mise en ligne de cette première impression, nous avons testé sur circuit les Polo 1.4 TDI 75 BlueMotion Technology et Polo 1.2 TSI 90 BlueMotion Technology.

En matière de voiture, il existe différentes façons de séduire. Pour la nouvelle mouture de la Polo, Volkswagen a privilégié la raison à la passion. En effet, si le style change au niveau de l’avant et de l’arrière avec de nouveaux éclairages et pare-chocs, les modifications ne sont pas transcendantes. Le style de cette sixième – ou plutôt cinquième bis – version est très proche de celui de l’ancienne, vendue depuis 2009. Et si l’intérieur reçoit aussi quelques modifications, c’est surtout sous le capot que se trouvent les véritables changements, avec l’apparition de nouvelles mécaniques tout aussi propres les unes que les autres.

Qualité de vie à bord

volant
La nouvelle Polo emprunte le volant de la Golf.

Le nouvel intérieur de la Polo est très bien fini et sa planche de bord possède des matériaux bien rembourrés et agréables au toucher. On retrouve ici le savoir-faire du constructeur et « l’univers Golf ». Le volant (d’ailleurs repris de la Golf) change de forme pour une meilleure préhension et le combiné d’instruments gagne un peu en lisibilité et en netteté d’affichage. Toutefois, l’indicateur de changement de vitesse, situé en haut à droite de l’écran central, est peu visible, et l’œil du conducteur ne tombe pas instinctivement dessus. Son utilité en pâtit. L’ergonomie générale est toutefois appréciable avec le nouvel écran tactile multimédia très agréable à utiliser. À noter qu’il est aussi possible de gérer le GPS via cet écran lorsque le véhicule en est équipé.

La Polo inaugure également une technologie multimédia qui a le vent en poupe : le Mirrorlink. Il s’agit de « copier » le contenu de son smartphone et de le gérer ensuite via les commandes du véhicule, qu’elles soient vocales ou tactiles. Une fonction pratique qui permet d’écouter sa musique ou d’utiliser les applications du téléphone en toute sécurité et de façon très intuitive.

Les commandes sont assez ergonomiques et nous avons apprécié la relative simplicité de la planche de bord. Volkswagen a d’ailleurs réduit le nombre de boutons de commande au-dessus de la console centrale.

L’habitabilité est plutôt bonne pour une citadine : avec ses 3,97 m, la Polo se situe entre la Peugeot 108 (3,47 m) et la Renault Clio IV (4,06 m). Mais si cette nouvelle version a pris quelques centimètres, le volume habitable ne change pas car c’est exclusivement la partie avant qui s’est allongée. Quatre passagers voyageront donc dans de bonnes conditions, mais pour embarquer cinq personnes, il faudra faire des concessions sur l’espace vital !

Dans le coffre, nous avons apprécié le plancher amovible qui permet de gagner un espace de rangement. Le volume disponible est plutôt dans la moyenne supérieure avec ses 280 litres (une Peugeot 208 dispose de 260 l et une Clio de 285 l). En revanche, l’habitacle manque de rangements avec une petite boîte à gants et des bacs de portières relativement restreints.

coffre
Le volume de coffre est appréciable pour une citadine.

Au volant

L’essence arrive en force dans le catalogue Polo ; ce sont même les motorisations les mieux représentées. On trouve en effet, pour la Polo 5 portes, 10 variantes à essence (un trois cylindres 1.0 disponible en deux puissances de 60 et 75 ch, le 1.2 TSI 90 ou 110 ch et le 1.4 TSI de 150 ch équipé du dispositif de désactivation des cylindres que nous avions pris en main sur l’ancienne Polo Blue GT) contre « seulement » 7 diesels (à chaque fois un moteur trois cylindres décliné en variantes à 75, 90 ou 105 ch). Ces mécaniques peuvent généralement être associées à une boîte de vitesses manuelle ou robotisée à double embrayage (DSG). Preuve que les constructeurs ont enfin compris que le « tout-diesel » n’est pas une solution viable pour tous les usages et que l’essence peut faire tout aussi bien pour peu qu’ils utilisent une technologie dernier cri : aucun des moteurs proposés n’est soumis au malus écologique. Tous les essence sont en effet neutres, avec des émissions de CO2 comprises entre 107 et 116 g/km.

moteur
Le moteur TSI 90 devrait être le plus vendu.

Nous avons pris en main le modèle qui devrait représenter la plus grande partie des ventes : la Polo 1.2 TSI 90 ch. Au ralenti, le moteur se comporte de façon un peu étrange et émet des soubresauts assez désagréables au moment où l’embrayage commence à officier. Une réaction peut-être due à un régime de ralenti relativement bas. Par la suite, tout se passe bien, le moteur est réactif et volontaire, même si un léger temps de réponse se fait ressentir lors des relances faites en sous-régime. Mieux vaudra rétrograder si on veut effectuer un dépassement à 100 km/h. La commande de boîte de vitesses manuelle est précise, bien qu’un peu rude, et les rapports s’engagent sans difficulté. Sur la route, la Polo gagne en agrément de conduite, car la voiture est mieux suspendue, ce qui lui permet de filtrer correctement toutes les irrégularités de la chaussée.

La Polo gagne aussi en confort grâce à un amortissement moins ferme. Les passagers voyageront ainsi dans de bonnes conditions. Nous avons apprécié le maintien des sièges qui disposent d’un large bourrelet de chaque côté du dossier et de l’assise, évitant ainsi d’être ballotté à chaque virage. Si aucun grincement ni vibration n’a été relevé, l’insonorisation pèche et les bruits de roulement sont assez présents. Un phénomène qui devrait certainement être présent sur les versions BlueMotion (pour l’instant, cela ne concerne que la 1.4 TDI 75 ch, ainsi qu’une version TSI qui devrait arriver prochainement) car elles reçoivent des pneumatiques plus silencieux.

ParkPilot
Le système ParkPilot vous assiste en marche arrière.
La nouvelle direction à assistance électrique s’est montrée à la hauteur des attentes et s’est même révélée très agréable en ligne droite. Sa fermeté à vitesse élevée évite tout risque de louvoiement et son assistance importante à basse allure permet de se garer sans difficulté. Attention, car la visibilité de trois quarts arrière est moyenne et, bien que la voiture soit peu encombrante, il faudra bien ouvrir l’œil. Sinon, le système ParkPilot, en option, sera un guide précieux. Ce dernier affiche même la trajectoire que va prendre la voiture en fonction de l’angle de braquage du volant.

Sécurité

C’est certainement là un domaine de réussite pour la nouvelle Polo. Elle embarque en effet bon nombre de systèmes que l’on ne retrouve habituellement que sur des modèles de gamme supérieure. C’est par exemple le cas du régulateur de vitesse adaptatif, du détecteur de fatigue (de série sur toutes les versions), du freinage automatique d’urgence, ou encore de la caméra de recul et du châssis à amortissement variable Sport Select.

polo

 

La Volkswagen Polo en résumé

Moins chère, mieux équipée, mieux finie et plus performante, la nouvelle Polo est très intéressante par rapport à celle qu’elle remplace. Elle coûte généralement plus cher que la concurrence, mais embarque davantage d’équipements technologiques. Cependant, son design relativement sobre n’est pas original. Ainsi, la nouvelle Polo sera intéressante si la raison l’emporte sur le cœur. Ou alors, il faudra opter pour la version Cross, qui dispose d’un meilleur capital sympathie.

polo cross
La version Cross de la Polo est plus « attirante ».

Les +

Confort

Finition

Niveau d’équipement

Agrément de conduite

 

Les -

Bruit de roulement

Habitabilité à cinq

Intérieur noir tristounet

Indicateur de changement de vitesse peu lisible