Opel Meriva

Premières impressions

Publié le : 08/02/2014 

Après 4 ans d’existence, le Meriva d’Opel, deuxième du nom, reçoit enfin un tout nouveau bloc diesel. L’habitacle de ce petit monospace gagne aussi en qualité mais pas vraiment en ergonomie.

 

Opel Meriva

Les petits monospaces doivent séduire aussi bien par leur côté pratique que leur compacité. Et chaque constructeur y va de son originalité pour apporter un petit plus. Citroën offre une ligne cubique à son C3 Picasso ; Fiat joue la carte néo-rétro avec sa 500L ; Ford, avec son B-Max, propose une voiture sans montant central et  Renault et son Grand Modus (désormais remplacé par le Captur) met en avant le côté pratique de son habitacle avec, notamment, une banquette coulissante. Opel, lui, a doté son Meriva de portes à ouverture antagoniste pour offrir un accès à bord plus aisé.

Qualité de vie à bord

Avec ses portes antagonistes, le Meriva offre un accès très aisé à bord.
Avec ses portes antagonistes, le Meriva offre un accès très aisé à bord.

La mouture 2014 de l’Opel Meriva bénéficie encore du système d’ouverture antagoniste des portes. Une solution bien pratique qui permet de monter et descendre de la voiture beaucoup plus facilement. Seul souci : il faut disposer d’assez de dégagement pour ouvrir suffisamment les portes.

Une fois à bord, le conducteur se trouvera dans une position de conduite surélevée qui lui offre alors une bonne visibilité de la route. Toutefois, il sera un peu délicat pour lui de trouver sa bonne position de conduite car les réglages du siège manquent un peu de précision. Dommage également que ces derniers, qui assurent un bon maintien en toutes circonstances, soient un peu trop fermes.

On apprécie aussi la qualité des matériaux en progrès et leur assemblage d’un bon niveau. La finition est ainsi un cran au-dessus des Renault et du Citroën.

Le conducteur sera ensuite un peu perdu dans toutes les commandes qui se trouvent sur la console centrale. La confusion entre les deux boutons ronds de réglage du volume de la radio et celui de gestion du GPS est fréquente. Cette complexité demandera une attention particulière au conducteur pour éviter les incidents lors des différents changements (station de radio, programmation de la navigation, réglage du chauffage…) qu’il devra opérer. Et, les commandes au volant dont il dispose ne concernent que le régulateur/limiteur de vitesse, sur la gauche, et la radio sur la droite. On y trouve également, c’est une option à 350 € ou de série à partir de la finition Cosmo, le système multimédia à commande vocal Intellilink. Séduisante sur le papier, cette solution n’est que moyennement convaincante à l’usage car la commande vocale manque de pertinence, comme nous le regrettions déjà sur l’Opel Insignia. Selon la diction et le bruit ambiant, le système ne reconnaît pas la commande annoncée.

Difficile de s'y retrouver avec la console centrale truffée de boutons.
Difficile de s'y retrouver avec la console centrale truffée de boutons.

Pour le reste, l’habitacle ne change pas par rapport à l’ancienne version. L’habitabilité demeure généreuse et 5 passagers pourront voyager dans de bonnes conditions. Malgré tout, si trois adultes sont installés à l’arrière, il faudra jouer un peu des coudes pour que chacun trouve une place confortable. La modularité est appréciable et les sièges se manipulent avec facilité. L’intérieur pourra alors se transformer au gré des besoins en un tournemain. Le volume de chargement passe ainsi de 400 litres à 1 500 litres au maximum (du sol au toit), ce qui fait du Meriva l’un des plus logeables du segment.

Le Meriva est très facilement modulable.
Le Meriva est très facilement modulable.

Au volant

Si le moteur 1.7 CDTi associé à une boîte de vitesses automatique reste encore, pour un court moment, au catalogue en version 110 ch, le nouveau 1.6 CDTi destiné à le remplacer arrive sous le capot du Meriva. Nous conseillons bien sûr de préférer ce moteur dernier cri à son prédécesseur devenu obsolète. Actuellement proposé dans une unique puissance de 136 ch, il sera décliné par la suite en une version à 110 ch plus abordable. Ce nouveau bloc ne nous a toutefois pas séduits de prime abord, juste après avoir actionné la clef de contact. En effet, au démarrage, nous n’avons pas remarqué beaucoup de différence en matière de bruit et il est toujours aussi présent au ralenti si le système Stop & Start est désactivé. À froid, c’est même désagréable. Heureusement, dès que l’on roule, on sent une vraie différence et le bruit s’estompe.

Sobre, le nouveau moteur 1.6 CDTi est toutefois bruyant au ralenti.
Sobre, le nouveau moteur 1.6 CDTi est toutefois bruyant au ralenti.
Le moteur est aussi plus agréable, tant au niveau des reprises que de l’agrément de conduite. Il gagne également en sobriété. Même si nous n’avons pas réussi à atteindre la consommation de 4,4 l/100 km revendiquée par Opel, son appétit demeure mesuré avec 5,5 l/100 km affichés par l’ordinateur de bord. À noter que ce moteur dispose d’un innovant piège à NOx (oxydes d’azote) et répond déjà à la future norme antipollution Euro 6 applicable à partir de septembre 2015. Espérons toutefois que ce tout nouveau système ne connaisse pas les mêmes déboires dont a souffert à ses débuts le filtre à particules chez tous les constructeurs.

À l’usage, sur autoroute ou sur des routes de montagne, le moteur répond donc présent, que ce soit à vide ou en charge. D’ailleurs, sur ce type de routes très sinueuses qui demande de nombreux changements de rapports, nous avons apprécié les modifications apportées à la commande de boîte de vitesses. Cette dernière est plus précise, directe et les rapports s’engagent sans difficulté. La direction est également précise et agréable même si son assistance est parfois un peu trop forte et qu’il arrive que le conducteur manque un peu de ressenti au volant. Elle est aussi très douce à basse vitesse, ce qui assure des manœuvres sans encombre.

Si la caméra de recul (option à 300 € commune à la radio CD600) est appréciable en ville, elle manque de protection et, en cas de forte pluie, la partie supérieure de l’image est peu lisible.

 

Sécurité

Comme pour son prédécesseur, le nouveau Meriva reçoit 5 étoiles au crash test Euro NCAP. Il est équipé de 6 airbags et d’un système de désengagement du pédalier qui permet de libérer les pédales de frein et d’embrayage en cas de choc frontal, limitant ainsi les risques de blessures au niveau des jambes du conducteur. Le frein de stationnement est désormais à commande électrique sur tous les modèles et dispose également de la fonction d’aide au démarrage en côte. Les équipements dédiés à la sécurité sont en hausse sur cette nouvelle mouture avec la possibilité d’avoir, en option, un système d’éclairage adaptatif en fonction de la vitesse et un rétroviseur électrochromatique qui se teinte automatiquement en fonction de la luminosité ambiante pour éviter de gêner le conducteur.

L’Opel Meriva en résumé

Mieux fini, souvent mieux équipé et plus sobre que ses concurrents directs, le nouveau Meriva s’affiche aussi à un prix généralement plus élevé. Il est en effet proposé à partir de 15 690 € jusqu’à 24 780 € pour la finition haut de gamme 1.6 CDTi 136 Cosmo Pack. Une comparaison minutieuse doit donc se faire pour dénicher la meilleure affaire.

 

Les +

Facilité d’installation à bord

Moteur performant et sobre

Modularité

Finition

 

Les -

Prix

Bruit du moteur à l’arrêt

Commande vocale capricieuse

Opel Meriva