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Shampoings violetsDes produits nocifs pour la faune aquatique​​​​​​

FM
GL

par Fabienne Maleysson, Gaëlle Landry

Leurs formulations bien particulières, contenant notamment de puissants colorants, font de ces shampoings destinés aux cheveux blancs des produits généralement très polluants.

C’est un test publié par nos homologues suisses qui nous a mis la puce à l’oreille. Le sujet ? Les shampoings violets utilisés pour atténuer les reflets jaunes des cheveux blancs et leur conférer une couleur plus lumineuse. Les notes portant sur l’impact environnemental étant particulièrement mauvaises, nous avons creusé de notre côté pour savoir si, chez nous, et sur une sélection plus large de 23 produits, ces piètres résultats se vérifiaient.

Bingo ! Plus de la moitié sont mauvais ou médiocres : ils mériteraient, s’ils faisaient l’objet d’un test comparatif complet, (médiocre) ou (mauvais) sur ce critère (résultats ci-dessous). C’est le cas de moins d’un quart des shampoings classiques. Et seulement 8 % sont bons ou très bons ( ou ), soit une proportion quatre fois moindre que pour leurs équivalents plus banals.

En clair, en utilisant un shampoing violet, vous risquez bien davantage de mettre en péril la faune aquatique. Plusieurs ont beau se revendiquer « vegan », la préoccupation pour la cause animale semble uniquement de façade. De même que les pourcentages élevés d’ingrédients d’origine naturelle que beaucoup de flacons affichent.

Car côté santé, ce n’est pas brillant non plus, avec notamment la présence de nombreux allergènes, parfois puissants (isothiazolinones), qu’on ne retrouve plus guère ailleurs. « Les colorants capillaires peuvent provoquer des réactions allergiques sévères », avertit d’ailleurs Kérastase. Comme Dessange ou encore Elsève, le fabricant conseille de porter des gants pour appliquer le produit. Mais qui va lire ces petits caractères ? Et surtout, on comprend mal la logique : si les mains sont protégées des allergènes grâce à cette précaution, le cuir chevelu, lui, est d’autant plus exposé qu’il faut laisser agir le produit plusieurs minutes.  

In fine, trop de références cumulent risque pour la nature et l’utilisateur (utilisatrice, le plus souvent !). C’est le cas d’Elsève, John Frieda, Aussie ou encore Navir. Seuls Unbottled et, dans une moindre mesure, Yves Rocher s’en sortent bien sur les deux tableaux. Quant à l’efficacité, c’est encore une autre histoire…

Appréciation santé et environnement de 23 shampoings violets

GL

Gaëlle Landry

Rédactrice technique

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