Vélo électrique Bien choisir son vélo électrique

Vélo électrique

Bien choisir son vélo électrique

Un vélo vient de vous dépasser en trombe alors que vous êtes le roi de la pédale ? Au feu suivant, le mystère est levé : c’est un vélo à assistance électrique (VAE) qui vous a laissé sur place ! Avec ces machines de plus en plus populaires, fini les montées poussives, les arrivées au bureau en sueur ou les efforts face au vent. Il existe aujourd’hui une foule de modèles, y compris des VTT et des vélos de course, à des prix allant de 800 à plusieurs milliers d’euros. L’autonomie des batteries est largement suffisante pour les déplacements urbains. Voici quelques repères pour vous y retrouver au moment de choisir un vélo électrique.

 

→ Test Que Choisir : Comparatif Vélos électriques

Pourquoi opter pour un vélo à assistance électrique ?

Avantages

La facilité de déplacement en fait une activité toute indiquée pour les personnes qui souffrent des articulations ou du dos, ou qui ne peuvent pas pratiquer une activité sportive en raison de leur âge ou de leur état de santé. Ceux qui ne veulent pas arriver au travail en sueur, ou les parents qui transportent un enfant à l’arrière y verront également un allié de leur quotidien. Concrètement, grâce au vélo électrique, le démarrage aux feux se fait sans effort ; le vent et les montées n’existent plus.

Limites

Quand la batterie est déchargée, vous vous retrouvez avec un vélo pesant un âne mort, entre 20 et 30 kg. Nous avons constaté que le poids annoncé par les fabricants est toujours en dessous de la réalité. Les VAE sont aussi très prisés des voleurs. Pour limiter les risques, retirez la batterie quand vous le garez à l’extérieur ou dans un lieu public. Un vélo électrique sans batterie présente peu d’intérêt. Accrochez, en plus, votre vélo à un point d’attache fixe avec un, voire deux antivols solides. Vu la fragilité de nombre d’entre eux (comme l’a démontré notre test d’antivols), difficile de faire un choix pertinent. N’oubliez pas d’utiliser l’antivol de cadre si votre vélo en est équipé, ça fera un obstacle de plus !

 

Combien coûte un vélo électrique ?

Les premiers prix en magasins (Décathlon, Go Sport, etc.) commencent aux alentours de 800 €. Pour ce prix, les équipements sont basiques.

Entre 800 et 1 400 €, le choix est nettement plus large. On trouve de bons vélos urbains, ou des vélos tout-chemin adaptés à la ville comme à la randonnée sur voie aménagée. Mieux vaut cependant ne pas être regardant sur la qualité des finitions. Ces modèles utilisent en général une technologie d’assistance plus ancienne, appelée « tout ou rien ». À charge identique, elle procure moins d’autonomie, mais elle a ses adeptes.

Entre 1 400 et 3 000 €, les vélos urbains bénéficient de bons équipements (freins à disque, moteur dans le pédalier, console sophistiquée, éclairage performant et piloté du guidon, porte-bagages, allure étudiée, etc.). Les fabricants proposent également à partir de ces prix des vélos tout-terrain (VTT) électriques performants.

Au-delà de 3 000 €, c’est le haut de gamme. Les « speed-bikes » font partie de cette catégorie de prix. Capables de rouler à 45 km/h, ce ne sont plus des vélos au sens de la réglementation : casque, immatriculation et assurance sont obligatoires.

 

Quel moteur choisir ?

Les modèles avec moteur dans le pédalier sont les plus courants. Ce système procure une assistance dite « proportionnelle » (voir ci-dessous) et a l’avantage d’équilibrer le vélo. Il serait cependant plus sujet aux pannes, car les utilisateurs font peu jouer les vitesses et sollicitent trop l’assistance. Il existe encore des modèles avec moteur dans la roue arrière, qui fournit une assistance « tout ou rien ». Le moteur peut alors gêner la réparation en cas de crevaison. Un connecteur permettant de débrancher le câble du moteur facilitera grandement la manœuvre. Les vélos électriques avec moteur dans le moyeu de la roue avant sont devenus rares.

 

Quel mode d’assistance choisir ?

Pédalier avec capteur de force

Les modèles moyenne gamme et haut de gamme avec moteur dans le pédalier comportent pour la plupart un capteur de force ou de couple : l’assistance est progressive, selon l’effort fourni par le cycliste. L’impression d’aisance et de confort sur la route est manifeste. La conduite se fait sans à-coups.

Pédalier avec capteur de force
Pédalier avec capteur de force.

Pédalier avec capteur de pédalage

En entrée de gamme, les fabricants utilisent encore parfois des capteurs de pédalage, le plus souvent avec moteur dans la roue arrière. Ils fournissent une assistance dite « tout ou rien », livrée d’emblée à son maximum, dès qu’on appuie sur les pédales. Si elle est mal conçue, elle peut donner le sentiment d’être inadaptée au relief et de rendre le vélo moins facile à contrôler. Bien conçue, elle donne une impression nette de facilité que certains utilisateurs apprécient.

 

Les caractéristiques à prendre en compte sur un vélo électrique

La batterie

Pour des trajets urbains quotidiens courts, avec possibilité de recharge fréquente, une batterie de 8 Ah suffit. Mais elles se font rares, les fabricants proposent désormais d’emblée des batteries affichant une capacité de 11 Ah, et avec supplément, des batteries 14 Ah. Plus la capacité est grande, plus l’autonomie l’est aussi.

La batterie se caractérise également par sa tension, exprimée en volts. Plus le voltage est élevé, plus la conduite est facile en côte. Aujourd’hui, les batteries 36 V se sont massivement imposées.

Batterie vélo électrique
Pour des trajets courts, une batterie de 8 Ah suffit.

Le couple

Plus le couple est élevé, plus la sensation de facilité est grande. Il s’exprime en newton-mètres (Nm). C’est une valeur à regarder de près si vous comptez utiliser votre vélo électrique en montagne ou en zone vallonnée. Le couple peut aller de 15 à 85 Nm. Malheureusement, les fabricants précisent rarement cette donnée et préfèrent communiquer sur la puissance du moteur, pourtant toute théorique.

L’autonomie

Elle est très variable, c’est pourquoi il ne faut pas trop se fier aux annonces des fabricants. Beaucoup de paramètres entrent en ligne de compte : le poids du cycliste, sa force, le vent, le gonflage des pneus, le relief, etc. Louer le modèle avant de l’acheter, si c’est possible, peut vous aider à vous faire une idée du kilométrage réellement effectué sur une journée de déplacement. D’après nos résultats de test, les vélos à assistance « tout ou rien » offrent une autonomie moindre, et c’est logique, l’assistance étant systématiquement délivrée à son maximum.

Avec le temps, les performances de la batterie se dégradent, mais vous pouvez compter sur plusieurs centaines de cycles de charge et décharge si vous avez une batterie de marque (Bosch, Yamaha, etc.) Le coût de la recharge sur secteur est négligeable, de l’ordre de quelques centimes pour 50 km.

La récupération d’énergie

Cette technologie n’est pas encore développée par les principaux fabricants de batterie. L’idée de récupérer de l’énergie est logique et séduisante, mais pour le moment, le rendement est insuffisant.

L’aide au démarrage ou à la marche

Un bouton placé habituellement au niveau de la poignée gauche du guidon fournit une assistance sans pédalage de 6 km/h. Utile pour franchir une petite montée vélo à la main.

La console ou l'afficheur

En général clipsé sur le guidon, il indique le niveau d’assistance, l'état de charge de la batterie et la vitesse. Et parfois le nombre de kilomètres parcourus, et le nombre de kilomètres que vous pouvez encore faire. Sur certains modèles, la console contrôle l’allumage des lumières : pratique ! Il se distingue du sélecteur de niveau d'assistance placé généralement du côté gauche du guidon.

Assistance au démarrage vélo électrique
Exemple de console placée sur un vélo électrique.

Le poids

Ce n’est pas vraiment un critère à prendre en compte. D’abord parce que l’assistance le fait oublier. Ensuite parce que tous les vélos électriques pèsent au bas mot 20 kg.

 

Acheter un vélo électrique sur Internet

À éviter. Le ressenti est primordial pour trouver un vélo adapté à ses besoins. C’est d’autant plus vrai pour un modèle à assistance électrique, qu’il faut impérativement essayer avant d’acheter. Chez les revendeurs, il est toujours proposé d’essayer le vélo. On peut même parfois le louer pour le tester sur une longue distance ou sur le trajet travail-domicile.

Avec un enfant

Si le vélo est destiné à être équipé d’un siège enfant, il faudra choisir un cadre « col de cygne » pour faciliter le passage de la jambe. Les vélos avec la barre au milieu comportent trop de risques de chute avec l’enfant à l’arrière. En dehors de cette situation, l’idéal est, pour une conduite équilibrée, un vélo avec barre centrale, moteur dans le pédalier et batterie intégrée au cadre. Et le casque vélo est obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans.

→ Test Que Choisir : Comparatif Vélos électriques

Anne-Sophie Stamane

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