par Yves Martin
par Yves Martin
Dernier des Mohicans à rouler au superéthanol E85 chez Ford, le Kuga est aussi un SUV compact hybride performant et agréable à conduire. Peu coûteux à l’achat et à l’usage, on regrette toutefois une finition en retrait par rapport à la concurrence.
Le Kuga est un SUV compact qui vit tranquillement sa carrière depuis 2008 et reste un modèle assez prisé chez Ford. Le SUV, dont la deuxième génération apparue en 2013 a été restylée en 2020 puis il y a quelques mois, arbore un style assez dynamique et un intérieur moderne.
Mais c’est surtout le dernier modèle du constructeur à recevoir une motorisation adaptée d’origine pour fonctionner au superéthanol E85. De quoi en faire un SUV des plus intéressants en termes de coût à l’usage (TCO).
Visuellement, aucun reproche n’est à formuler et l’intérieur du Kuga fait bonne impression. Mais lorsqu’on rentre dans le détail, le constat est moins valorisant, les matériaux durs et sonnant creux sont omniprésents. C’est le cas du bas des portes, de la partie inférieure de la planche de bord, de la console centrale… Finalement, la qualité de fabrication est un peu en retrait par rapport à ce que propose la concurrence.
Côté ergonomie, ce n’est pas beaucoup mieux et certains détails peuvent agacer, comme le manque de réactivité de l’écran central (qui mesure désormais 13,2"). Par exemple, pour utiliser le siège chauffant, le temps que l’icône s’allume, on a déjà appuyé une seconde fois croyant avoir loupé la commande. Il faut donc s’armer de patience et attendre que la fonction soit bien en service avant de retoucher l’écran. Il aurait peut-être été plus judicieux d’utiliser des touches physiques.
De plus, le conducteur risque d’être perdu au regard du nombre de touches sur le volant et il lui faudra un peu d’habitude pour se familiariser avec les 16 possibilités qui s’offrent à lui. Un bon point tout de même, il est possible de désactiver les aides à la conduite les plus intrusives, comme l’alerte de survitesse et le maintien automatique dans la voie, d’une simple pression sur les boutons dédiés sur le volant.
Nous avons apprécié le confort des sièges qui assurent un très bon maintien et permettent de voyager dans de très bonnes conditions, même sur des longs trajets, sans meurtrir le dos. À l’arrière, la place est assez généreuse et deux occupants n’auront aucun souci pour trouver une bonne position. Ils apprécieront la possibilité d’incliner le dossier de la banquette pour encore plus de confort.
Mais l’accès aux places arrière est perfectible en raison d’une ouverture de porte pas assez importante. Autre grief en termes de qualité de fabrication : un bruit à la fermeture des portes peu valorisant qui ne fait pas très qualitatif.
Côté rangement, les espaces sont certes assez nombreux mais peu pratiques. La boîte à gants, par exemple, est très profonde et il sera compliqué de tout ranger comme il faut. Avec son coffre qui peut passer de 395 l à 536 l grâce à sa banquette coulissante sur 15 cm (très rare dans ce segment), le Kuga est assez bien placé en termes de volume de chargement.
Le Kuga FHEV est doté d’un bloc à 4 cylindres 2.5 essence atmosphérique de 152 ch (180 ch cumulés) et d’une petite batterie de 1,1 kWh. Cette dernière ne se recharge qu’en roulant (en décélération et parfois via le moteur thermique) et ne permettra de rouler que quelques kilomètres en électrique à basse vitesse, jusqu’à environ 30 km/h.
Ensuite, c’est le moteur thermique qui vient prendre, assez discrètement d’ailleurs, le relai pour entraîner les roues. En cas d’accélération, les deux moteurs combinent leur action pour disposer d’un maximum de réactivité. Tout cela se fait discrètement, sans à-coups.
Le vrai plaisir est ensuite de faire le plein de carburant. Même si la consommation moyenne affichée est un peu élevée avec 8,2 l/100 km, c’est logique avec l’E85 qui est moins efficient que l’essence traditionnelle, il n’en coûtera que 0,70 €/l (soit un plein complet à moins de 40 €). À noter que la consommation affichée est réelle car le Kuga est équipé d’origine pour fonctionner avec ce carburant. En outre, cette valeur correspond à un trajet de 250 km composé d’autoroute et de voies rapides. Sur un parcours réalisé en ville, le moteur n’aura demandé que 6 l/100 km.
Pour bénéficier au mieux de la récupération d’énergie au freinage, il est judicieux d’actionner le bouton « L » placé au centre du sélecteur de vitesse. Autre détail intéressant, le combiné d’instruments affiche le nombre de kilomètres parcourus en mode électrique. Si cela peut sembler anodin, c’est un bon moyen pour inciter le conducteur à adopter une conduite plus écologique.
Sur route, les suspensions se sont avérées relativement fermes et tous les défauts de la route se traduiront par des soubresauts dans l’habitacle. Heureusement, cela s’arrange sur autoroute et le Kuga se montre alors confortable et agréable. Dans les virages serrés, on note parfois une légère prise de roulis sans que cela soit rédhibitoire. Enfin, en ville, nous avons apprécié la facilité de manœuvre du SUV notamment grâce à son rayon de braquage assez réduit et à sa bonne visibilité vers l’extérieur.
| Ford Kuga FHEV E85 | |
| Puissance | 180 ch |
| Émissions de CO2 | 122 à 130 g/km |
| Titanium | 34 490 € |
| ST Line | 40 990 € |
| Active | 40 990 € |
| ST Line X | 44 490 € |
| Active X | 44 490 € |
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Yves Martin
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