Peugeot 5008

Premières impressions

Publié le : 24/03/2014 

Le segment des monospaces, le troisième en termes de vente en France, est très convoité et les constructeurs y jouent souvent gros. En dynamisant la ligne de son 5008, Peugeot espère au minimum conserver sa bonne place de 3e monospace le plus vendu de sa catégorie.

 

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C’est un peu dans la nature des choses. Après quelques années de commercialisation d’un modèle, les constructeurs procèdent généralement à un restylage. Une façon de rajeunir un modèle en milieu de carrière et concurrencé par des modèles plus récents qui le précèdent dans les ventes, tels le Renault Grand Scénic 3 remanié début 2013 (le Scénic est le plus vendu du segment en 2013) et le Citroën C4 Grand Picasso, dont nous avions pris en main la version courte à 5 places.

Qualité de vie à bord

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Pas de changement dans l'habitacle bien fini et avec des matériaux de qualité.

Si les changements s’opèrent à l’extérieur du Peugeot 5008, l’habitacle ne bénéficie d’aucune transformation notable. Il demeure bien fini et les matériaux, bien assemblés, sont très agréables au toucher. Le constructeur aurait pu améliorer l’ergonomie en changeant des petits détails. Déjà, le volant est dépourvu de commandes, qui se retrouvent sur des satellites à droite et à gauche. Invisibles pour le conducteur, il faudra donc bien les mémoriser avant de prendre la route car il n’est pas rare de s’emmêler les pinceaux en voulant changer de station de radio ou en voulant régler le régulateur de vitesse. De même, le fait de placer toutes les commandes sur des manettes limite les possibilités. Par exemple, l’affichage des indications de l’ordinateur de bord se fait par un unique bouton poussoir situé à l’extrémité de la manette droite (celle de commande des essuie-glaces). Chaque impulsion permet alors de modifier le thème indiqué (consommation, navigation…). Sauf qu’il est impossible de revenir en arrière. Ainsi, dès que l’on change une information, il faudra « refaire un tour » pour revenir à la précédente. Fastidieux.

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Les commandes inexistantes sur le volant se retrouvent sur la console centrale.

L’ergonomie aurait aussi mérité d’être simplifiée au niveau de la console centrale, surchargée de boutons. Le GPS est assez délicat à programmer, la gestion des stations de radio un peu complexe et on confond souvent le bouton central avec le réglage du volume. De même, l’interrupteur de commande du rideau pare-soleil de toit est assez mal placé et est difficilement accessible lorsque l’accoudoir est déployé. C’est d’autant plus regrettable que le constructeur de Sochaux est capable de simplifier la vie du conducteur comme nous le soulignions lors de notre prise en main de la nouvelle 308, par ailleurs élue voiture de l’année 2014.

Le seul véritable bon point en matière d’ergonomie est le traditionnel affichage tête haute, un classique pour les monospaces Peugeot, que l’on retrouve aussi sur le 3008 et qui reçoit désormais la couleur pour les indications de navigation notamment. Ce dernier peut d’ailleurs être déployé ou non selon les envies du conducteur.

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Très pratique, le coffre peut devenir géant et offre un plancher plat.
Le 5008 nouvelle mouture ne change pas en termes d’habitabilité et les possibilités de modularité restent nombreuses. Chaque rangée de sièges peut en effet être repliée pour adapter le volume de chargement à ses besoins. Ce dernier passe d’ailleurs de 579 dm3 (en version à 5 places) à 1 754 dm3 lorsque les sièges sont escamotés. Autre avantage : le plancher alors à disposition est totalement plat ce qui facilite grandement le chargement.

Au volant

Pris en main avec le fleuron des moteurs Diesel, le 12.0 HDI en 163 ch, le 5008 s’est montré très alerte et très agréable à conduire d’autant qu’il est équipé d’une boîte automatique réactive. Le moteur répond bien en toutes circonstances et permet de se tirer de chaque situation (dépassement, insertion dans le trafic…) sans aucun souci. Et cela malgré les quelque 1 500 kg que le 5008 affiche sur la balance. Dommage qu’il pèche par sa consommation, notamment en ville où elle dépasse facilement les 9 l/100 km selon l’ordinateur de bord. Un système Stop & Start aurait été le bienvenu pour limiter son appétit. Sur route, la situation s’arrange un peu si on fait très attention. Dans ce cas, nous avons réussi à descendre à 6 l/100 km, toujours selon les informations données par l’ordinateur de bord. Mais pour arriver à ce résultat, cela nous a demandé une véritable attention en adoptant une conduite la plus fluide possible. Et, lorsque nous sommes revenus à un style plus traditionnel, la consommation est vite repassée à un peu plus de 7 l/100 km. Il faudra donc être très vigilant si on veut préserver l’autonomie.

Le moteur n’engendre pas de vibrations et s’est montré relativement silencieux. À l’inverse, ce sont les trains roulants qui sont moins discrets et les bruits de roulement sont légèrement présents. Rien de dramatique mais cela gâche un peu la fête car, dans l’ensemble, ce monospace est vraiment silencieux.

Le confort de conduite est d’un bon niveau et les occupants sont assez bien lotis. Les sièges assurent un bon maintien et se montrent confortables. Leurs différents réglages permettent de trouver une bonne position qui rendra les longs trajets agréables. Les sièges de la troisième rangée (option à 710 € avec les rideaux pare-soleil) sont, eux, juste confortables. Le confort général, pour tous les occupants avant, arrière et même ceux de la troisième rangée, est aussi à mettre au profit de suspensions efficaces. Elles ont toutefois montré leurs limites lors des défauts de faible envergure (raccords, plaques d’égout ou ralentisseurs rainurés). Un peu trop fermes dans ces conditions, elles transmettent alors de petites secousses dans l’habitacle.

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La caméra de recul indique par des traits verts si l'espace est suffisant pour se garer.
Grâce aux dimensions généreuses du monospace, la place disponible en largeur à l’arrière est suffisante pour que trois occupants trouvent leurs aises. Le revers de la médaille se paie en ville où les manœuvres ne sont pas toujours évidentes. Même si le champ de vision général est plutôt bon, y compris de trois quart arrière, le gabarit imposant de l’engin le rend un peu pataud. Le conducteur dispose toutefois d’aides précieuses comme la caméra de recul (option à 250 € selon la finition) et les radars avant. À noter que la caméra de recul indique si la place est suffisante pour se garer et matérialise l’emplacement final de la voiture par des traits de couleur. La direction est très bien assistée à basse vitesse et il n’y a pas d’effort insurmontable à faire pour tourner le volant.

Sécurité

S’il n’y a pas non plus de changement de fond sur le volet de la sécurité, le 5008 reçoit toutefois quelques nouveautés, telle que l'assistance au démarrage en côte. Cette aide maintient le freinage pendant deux secondes après que le conducteur ait relâché la pédale de frein. De même, l’antipatinage ASR intègre désormais une fonctionnalité supplémentaire. Le « Snow Motion » est un système intelligent, permettant de démarrer et de progresser efficacement sur des routes verglacées ou enneigées. Pour protéger les occupants en cas d’accident, le monospace est toujours doté de six airbags : deux frontaux, deux latéraux et deux rideaux. Ceux-ci couvrent même la dernière rangée de sièges sur la version 7 places.

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Le Peugeot 5008 en résumé

En donnant un coup de jeune à son 5008, Peugeot fait le minimum syndical pour maintenir son monospace dans l’air du temps. La bonne nouvelle, c’est que ces petites retouches ne se traduisent pas par une augmentation de prix et la gamme 5008 commence à 23 200 €, soit 1 300 € de moins que le Grand Scénic et 1 250 € de moins que le Citroën C4 Grand Picasso. Un avantage financier qui aide à accepter les petits défauts qui n’ont pas été corrigés.

 

Les +

Affichage tête haute

Confort

Suspensions efficaces

Agrément de conduite

 

Les -

Ergonomie

Maniabilité en ville

Consommation

Voir les résultats de nos essais du Peugeot 5008 « ancienne mouture ».