Téléphone mobile

Que faire de son ancien téléphone mobile ?

En moyenne, les Français changent de téléphone mobile tous les 2 ans. Près d'un consommateur sur deux remise l'ancien, au cas où, et près d'un sur dix le jette tout simplement à la poubelle (1). Pourtant, depuis novembre 2006, la filière de recyclage s'organise... Et le consommateur paye pour ça.

 

Comme pour tous les autres déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) ménagers, la filière de recyclage des téléphones mobiles est désormais organisée. Une directive entrée en vigueur le 15 novembre 2006 oblige les producteurs à prendre en charge l'élimination de ces déchets, les téléphones mobiles contenant des métaux précieux (or, argent...) ou de base (cuivre, métaux ferreux...) qui peuvent être récupérés. Les batteries, quant à elles, peuvent contenir des substances polluantes comme le cadmium ou le lithium.

Désormais, les distributeurs ont l'obligation d'accepter de collecter gratuitement les téléphones usagés (la mesure est identique pour les autres produits électriques et électroniques, du sèche-cheveux au lave-linge). Les collectivités locales prennent également part à la collecte.

Les téléphones mobiles ainsi récupérés sont triés en fonction de leur état, puis dirigés vers des filières spécialisées de recyclage ou réparés pour être revendus sur des marchés en développement.

Pour financer la filière, la réglementation française prévoit une contribution environnementale applicable à tout achat d'un équipement électrique et électronique neuf. Le montant de cette « éco-contribution » est mentionné à côté du prix, et acquittée au final par le consommateur. Il est d'environ 1 centime pour un téléphone mobile.

(1) 43 % et 8 %, selon une étude de TNS Sofres pour l'AFOM (Association française des opérateurs mobiles).

Camille Gruhier