par Élisa Oudin
par Élisa Oudin
Les banques ont un rôle essentiel dans la transition énergétique en continuant de financer, ou non, les industries et activités hydrocarbures. BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole… mettent en avant leurs engagements climatiques et des ratios de financement de plus en plus favorables aux énergies renouvelables. Qu’en est-il vraiment ?
Les banques françaises, comme toutes les grandes banques mondiales, sont régulièrement accusées de contribuer au réchauffement climatique en raison des dizaines de milliards d’euros qu'elles consacrent au financement des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon). Depuis quelques années, elles se sont engagées à réduire ces montants et, à l’inverse, à investir plus massivement dans les énergies vertes (éolien, solaire, etc.).
Les banques françaises sont-elles vraiment en passe de ne plus financer les énergies traditionnelles, néfastes pour le climat ? Ou les effets d’annonce masquent-ils une pratique moins vertueuse ? Nous avons examiné les données aujourd’hui disponibles pour tenter de répondre à ces questions.
Janvier 2024. BNP Paribas affirme sous serment devant la commission d’enquête sénatoriale sur les activités de TotalEnergies avoir largement réduit son financement des énergies fossiles par rapport aux énergies vertes. Selon la Fédération bancaire française (FBF), ce sont désormais toutes les banques françaises qui peuvent afficher la même promesse.
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Élisa Oudin
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