GUIDE D'ACHAT

VéloComment bien choisir son vélo

Boris Cassel

par Boris Cassel

Au-delà du prix ou du design, le choix d’un vélo doit avant tout être guidé par l’usage. Une réflexion indispensable pour éviter les mauvaises surprises une fois en selle.

L'essentiel

  • L'usage avant tout Le meilleur vélo n'est pas le plus cher, mais celui qui est adapté à vos besoins réels (ville, montagne, transport d'enfants, distance). Un mauvais choix de modèle peut entraîner des douleurs physiques et le délaissement du vélo.

  • La morphologie et le confort Le choix du cadre (ouvert pour la ville, fermé pour la réactivité) et de la taille est crucial. Il est indispensable d'essayer le vélo pour s'assurer qu'il correspond à sa taille et de procéder à des réglages personnalisés (selle, guidon).

  • Côté technique Pour un vélo électrique, les freins à disque sont préférables pour leur puissance sous la pluie. Côté transmission, le dérailleur classique convient aux parcours vallonnés, tandis que le moyeu à vitesses intégrées (type Nexus) est idéal en ville car il permet de changer de vitesse à l'arrêt.

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Quel est le meilleur ? Récurrente sur Internet et dans la bouche de tous ceux qui cherchent à acquérir un vélo à assistance électrique (VAE), cette interrogation n’attend qu’une réponse : celui qui vous ressemble ! De fait, un cycle adapté à une citadine en pleine santé ne le sera pas pour un homme cherchant à véhiculer ses enfants en bas âge, ni pour un retraité habitant à la montagne. Le meilleur modèle n’est ainsi ni le moins cher, ni le plus onéreux, ni le plus beau, mais celui qui colle au plus près de vos besoins.

On cernera donc ceux-ci en amont. Allez-vous rouler en ville, en zone périurbaine, sur des parcours vallonnés ? durant de courts ou de longs trajets quotidiens ? « Le vélo, c’est d’abord et avant tout une question d’usage. Ressortir un vieux VTT du garage pour se rendre au boulot en ville est rarement une bonne idée. En quelques semaines, les douleurs au dos arrivent, et on finit par se dire – à tort – que le vélo au quotidien, ce n’est pas pour soi », avance Léry Jicquel, auteur de Concentré vélo, la newsletter de référence du secteur – il a aussi été cofondateur de Velook.fr, un blog de vélos d’occasion.

Les différents types de vélos

Envisager une monture, c’est réfléchir à ce qui va structurer notre posture : le cadre. Il existe des dizaines de variantes, mais on peut, en résumé, les classer en deux familles : les « ouverts » et les « fermés ».

Concrètement, les vélos à cadre ouvert offrent un enjambement bas, qui facilite les trajets impliquant des arrêts fréquents (feu rouge, stop, etc.).

Les vélos à cadre fermé présentent une barre haute (entre les jambes) qui les rend beaucoup plus réactifs, mais complique la montée et la descente de l’engin. Cet élément technique est important pour comprendre la typologie des modèles existants.

Vélo de ville

Destiné aux courts trajets urbains, ce cycle se reconnaît à son cadre ouvert et à sa selle assez large, pour un confort maximal. La position de conduite y est droite, avec un buste à la quasi-perpendiculaire du sol. L’intérêt de cette posture ? On voit loin devant soi pour anticiper les problèmes, et le dos et les épaules ne sont pas trop sollicités. Cette solution n’est toutefois pas la plus judicieuse pour des trajets longs. En effet, l’assise droite limite l’efficacité du pédalage et favorise la prise au vent. Ce type de bicyclette est, en outre, bien souvent doté d’un nombre de vitesses assez restreint et de pneus plutôt lisses.

VTC (vélo tout chemin)

Proche du modèle de ville, le VTC présente un cadre généralement semi-ouvert (avec une double barre) ou fermé et, plus rarement, totalement ouvert. Mais la position du cycliste y est moins verticale ; le dos est incliné à environ 45 °. Le poids du corps bascule un peu plus sur l’avant, et repose donc plus fortement sur les poignets. C’est pourquoi, dans cette catégorie, on trouve beaucoup de fourches « suspendues » à l’avant, qui servent d’amortisseur. Également des pneus crantés pour plus d’adhérence sur les sols non bitumés (graviers, etc.) et un nombre de vitesses plus important.

 VTT (vélo tout-terrain)

Conçu pour la montagne et les chemins de terre, le VTT dispose d’un cadre souvent fermé et d’équipements pour amortir les chocs, comme des suspensions à l’avant (voire à l’arrière) et des pneus larges. Ne le prenez comme compagnon du quotidien que si vous avez besoin de couper à travers champs.

Vélo de course

Ici, la position du corps est proche de l’horizontale, pour une efficacité du pédalage maximale. Ce type de vélo à cadre fermé est à favoriser lorsque l’on cherche à foncer sur de grandes distances et que l’on dispose d’une bonne condition physique. Il peut être électrifié, mais il s’agit alors plutôt d’un cycle imaginé pour les sorties du dimanche entre amis. Il est assez peu pratique au quotidien.

Vélo pliant

Ce modèle à cadre ouvert prend, une fois replié sur lui-même, peu de place. Il peut donc être conservé à l’intérieur du domicile, ou glissé dans un coffre de voiture pour des sorties en bord de mer. Mais attention : sur route mouillée, ses petites roues le rendent assez peu stable.

→ Lire aussi : Vélos électriques pliants - Avantages et inconvénients

Fatbike

Avec son cadre encombrant, son assise confortable et ses roues extrêmement larges, c’est l’antithèse du vélo pliant ! Il offre une stabilité importante, y compris sur des terrains sablonneux ou enneigés.

Vélos cargos

Les parents souhaitant transporter leur enfant à bicyclette n’avaient, jusqu’à récemment, pas vraiment d’autres solutions que de fixer un siège dédié sur le porte-bagage. Mais, depuis quelques années et grâce à l’électrification, un nouveau type de vélo s’est popularisé : le « cargo ». Ce modèle de grande taille offre la possibilité de transporter plusieurs bambins à la fois.

On en trouve de trois sortes :

  • D’abord le triporteur, qui accueille jusqu’à 4 jeunes enfants. Encombrant et pas toujours simple à manier, il est peu vendu.
  • Le biporteur (deux-roues), ensuite, qui laisse la possibilité d’installer 2 enfants en bas âge dans une caisse située à l’avant du vélo. Assez cher, il reste plus l’apanage des livreurs que des familles…
  • Enfin, le modèle connaissant le plus de succès commercial : le longtail, ou « vélo rallongé ». Cette fois, les petits – au moins 2 généralement – sont assis à l’arrière sur un grand porte-bagage sécurisé. Ces vélos s’avèrent stables et malléables lorsqu’ils sont en mouvement, mais leur poids (plus de 35 kg) complique leur manipulation à l’arrêt. On en trouve désormais à partir de 2 500 €.
     

→ Lire aussi : Vélo cargo - Ce qu’il faut savoir avant de s’équiper

Comment bien choisir la taille de son vélo ?

Avoir une idée du cadre et du type de vélo qui nous convient, c’est bien. Monter facilement dessus, c’est mieux ! Voilà pourquoi on doit être attentif à la taille de son vélo. En effet, un modèle mal adapté peut provoquer des douleurs (dos, épaules, genoux) ou être peu maniable.

Difficile, hélas, d’évaluer la hauteur idéale d’un cycle. Elle dépend aussi bien de la taille totale du cycliste que de celle de ses jambes et de ses pieds, ou encore de sa largeur d’épaules… En outre, il faut réussir à ne pas se perdre dans le jargon des fabricants, dont certains indiquent les dimensions en pouces, en centimètres ou en tailles dites standardisées (S, M, L, XL), qui varient elles-mêmes d’une marque à l’autre. Alors, comment s’y retrouver ?

Vous n’avez pas d’autre choix que d’essayer différents modèles puis d’ajuster. Lors du premier test, le vélo doit correspondre globalement à votre morphologie : sur les VAE de ville, pouvoir poser le pied à plat sur le sol lorsque la selle est au plus bas est un minimum. Ensuite, pour gommer d’éventuels inconforts résiduels, le vendeur fera des réglages en jouant sur une multitude de critères – hauteur et recul de la selle, angle de la potence qui relie la fourche au guidon ou encore hauteur de ce dernier.

Quel système de freins choisir ?

À l’étape suivante, on va considérer l’élément principal de sécurité du vélo, à savoir les freins. Il en existe de plusieurs types.

Freins à patins

Majoritaires sur les cycles de ville classiques, ils fonctionnent grâce à deux mâchoires équipées de patins en caoutchouc qui font pression sur la jante de la roue. Peu onéreux, ils sont faciles à remplacer. Mais leur capacité de freinage est limitée, surtout lorsqu’il pleut. Ils ont progressivement disparu de la plupart des VAE.

Freins à disque

Offrant un freinage plus puissant et plus fiable par météo pluvieuse, ils sont devenus la norme sur les vélos électriques. Le système repose sur un disque fixé au moyeu de la roue, pincé par un étrier lors du freinage. Il existe des freins dits « mécaniques » (actionnés par un câble) et d’autres dits « hydrauliques » (actionnés par pistons). Attention, ils nécessitent d’être bien réglés pour éviter frottements et bruits parasites. Ils réclament aussi un peu d’entretien, notamment un changement régulier des plaquettes. D’autres technologies existent (freins à rétropédalage, à tambours, etc.) mais sont plus rares sur les VAE.

Quel type de transmission choisir ?

Dernier point, très important : la « transmission », autrement dit les composants qui font circuler la puissance des pédales vers la roue arrière. En clair, il s’agit de tout ce qui fait, hors moteur, avancer le vélo et passer des vitesses. Celles-ci sont gérées au niveau de la roue arrière. Deux technologies sont proposées aux cyclistes. La première est la transmission classique par dérailleur, qui change de vitesse en poussant la chaîne d’un pignon à l’autre – solution à privilégier lorsque l’on recherche une bonne allure sur parcours vallonné et qu’on a peu de points d’arrêt sur son trajet. En revanche, en cas de mauvais réglage, elle peut dérailler. Autre inconvénient : il faut anticiper son arrivée à un feu rouge et rétrograder, pour ne pas se retrouver en vitesse « trop dure » au redémarrage.

La deuxième technologie disponible, qui s’avère un choix judicieux pour les vélos électriques à usage uniquement urbain, est le moyeu à vitesses intégrées, aussi appelé « Nexus », du nom du produit le plus connu. Le changement de vitesse peut s’effectuer à l’arrêt, ce qui facilite le redémarrage. Le pédalier est relié au moyeu par une chaîne ou une courroie qui fonctionne sans graisse et procure une sensation de pédalage plus fluide. 

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