Opel Astra

Premières impressions

Publié le : 16/02/2016 

Dotée d’un nouveau châssis, de nouveaux moteurs et d’équipements technologiques dernier cri, l’Opel Astra monte aussi d’un cran en matière de qualité de fabrication. De quoi redorer son blason auprès des acheteurs qui la boudent depuis quelque temps.

 
Depuis la mise en ligne de cette prise en main, nous avons testé sur circuit l’Opel Astra 1.6 CDTI 110 ch Start/Stop et l’Opel Astra 1.0 Turbo 105 ch EcoFlex

Le segment des voitures compactes est le plus important en France après celui des citadines. La concurrence y est donc sévère et l’Opel Astra avait de plus en plus de mal à y trouver sa place : seulement 3 538 ventes sur les 9 premiers mois de 2015 (1). En comparaison, la Peugeot 308 s’est écoulée à 57 005 exemplaires sur la même période. Opel se devait donc de réagir. Avec l’Astra version 2016, le constructeur allemand propose une compacte entièrement renouvelée, qui reçoit des moteurs de dernière génération, et dotée d’un équipement technologique important et parfois innovant comme l’avertissement de collision ou l’éclairage « intelligent » à LED.

 

Qualité de vie à bord

 

Conçue avec des matériaux de qualité, la planche de bord n'en demeure pas moins très sombre.

Première bonne surprise en entrant à bord de la nouvelle Astra, les matériaux très agréables et bien assemblés. Ainsi, bien qu'il manque un peu de gaieté, l'habitacle est cossu et agréable à vivre. L’ergonomie générale est plutôt appréciable malgré quelques fausses notes, telles que des commandes au volant un peu complexes. Il faudra alors un peu de temps pour se familiariser avec le régulateur de vitesse adaptatif et se concentrer pour programmer la distance de sécurité.

L’ergonomie n’est pas non plus le point fort du système de navigation dont l’affichage est pour le moins fouillis ! De nombreuses informations, comme le nom de la route, viennent en effet masquer une partie de la carte, rendant plus difficile la lecture de l’écran, notamment en ville. Un manque de précision du guidage visuel en zone urbaine que nous notions déjà médiocre lors de notre test de GPS embarqués (réalisé sur un Opel Mokka à l’époque).

 

L'affichage de la navigation est trop confus.

Nous avons aussi regretté le manque d'espaces de rangement. Seuls deux porte-gobelets sont disponibles sur la console centrale et il faudra se contenter d’une boîte à gants de taille moyenne.

Côté équipements, l'Astra peut recevoir le nouveau système d’assistant personnel OnStar. Ce dispositif permet au conducteur d’entrer en relation avec un interlocuteur qui répondra à toutes ses demandes (trouver un restaurant ou un parking) et peut aussi localiser la voiture lorsque celle-ci a été volée. OnStar possède également une fonction de diagnostic à distance qui permet à l'interlocuteur de conseiller le conducteur en cas de problème technique. Il pourra, par exemple, le diriger vers un garage en cas de souci important. Si cette solution est plutôt rassurante sur le papier, elle prive l'automobiliste du choix de son garagiste puisqu'il sera alors guidé vers un réparateur Opel. Une dérive que nous avions déjà dénoncée en 2013.

Connectée, l’Opel Astra l’est également via la nouvelle génération du système IntelliLink 4.0 qu’elle inaugure. Cette évolution du système déjà monté sur les Opel Corsa ou Karl se veut plus rapide et permet d’afficher le contenu de son smartphone via les applications Apple CarPlay et Android Auto.

La vie à bord de la nouvelle Astra est plutôt agréable et l’habitabilité est d’un très bon niveau. À l’avant comme à l’arrière, conducteur et passagers voyageront dans de très bonnes conditions. Les sièges sont confortables et leurs multiples réglages permettront à chacun de trouver une position de conduite adaptée. Nous avons apprécié, à l’avant, le réglage de la longueur d'assise qui soutiendra au mieux les jambes.

 

La nouvelle Astra propose un bel espace à l'avant et à l'arrière.

 

Au volant

Testée avec le « petit » moteur à trois cylindres essence de 105 ch, la nouvelle Astra s'est montrée très agréable à conduire. Le moteur est en effet loin d'être ridicule et permet de bonnes accélérations. Les dépassements se font sans souci et même les trajets sur routes sinueuses ne posent pas de problème. Le moteur manque néanmoins légèrement de tonus à bas régime mais un rétrogradage permettra de relancer facilement la voiture.

 

Le moteur essence à 3 cylindres de 105 ch : agréable et efficace.

La boîte de vitesses mécanique à 5 rapports qui lui est associée est d'ailleurs précise et les rapports s'engagent toujours en douceur. Sur route et autoroute, les suspensions sont généralement confortables et efficaces, mais elles sont trop fermes et brutales sur les petits défauts. Il faut alors être très précautionneux en passant sur un ralentisseur si on ne veut pas subir de choc désagréable.

La direction est généralement agréable mais manque de précision lorsqu’on négocie une série de virages. Elle peut recevoir le système de maintien automatique dans la file « Lane Keep Assist ». Ce dernier est assez surprenant car il intervient assez sèchement, donnant un petit coup de volant sec et rapide pour remettre la voiture dans sa trajectoire. Attention à ne pas avoir de mauvaise réaction la première fois. Mais, ce qui est encore plus surprenant, c’est que ce système semble ne jamais se couper. Lors de notre prise en main, il est resté actif pendant plus d'une minute. Habituellement, ce type d’assistance se désactive après quelques secondes et un signal sonore, associé ou non à une vibration dans le volant, intime au conducteur de reprendre la main.

En ville, la voiture se montre par contre très maniable et facile à garer. Dommage que la visibilité vers l'arrière ne soit que moyenne en raison des larges montants latéraux et de la ligne plongeante à l’arrière. Heureusement, la caméra de recul offre une bonne vision de ce qui se passe à proximité.

 

La ligne plongeante et les larges montants handicapent la visibilité vers l'arrière.

 

Sécurité

La nouvelle Astra est aujourd’hui l’une des mieux équipées en termes de sécurité et peut recevoir des équipements jusqu’alors réservés à des véhicules de segments supérieurs. C’est le cas du système d’éclairage adaptatif IntelliLux LED qui gère automatiquement le passage entre les feux de croisement et de route afin de ne pas éblouir les autres usagers. L’Astra peut aussi recevoir un système qui avertit le conducteur d’un risque de collision par un signal sonore puis lumineux sur le pare-brise et l’affichage d’un logo sur le combiné d’instrument (de série à partir de la finition Dynamic). Des solutions que l’on ne retrouve pas sur les concurrentes  Volkswagen Golf, Citroën C4 ni même sur la récente Renault Megane.

 

Le système Safety Assistance avertit des risques de collision.

 

L’Opel Astra en résumé

Bien finie et spacieuse, la nouvelle Astra séduit par son niveau d’équipement élevé  et ses moteurs de dernières générations. Réellement revenue au niveau des stars du segment, la compacte d’Opel est souvent moins chère que ses concurrentes (18 000 € pour le moteur essence 1.4 de 100 ch contre 19 100 € pour un Ford Focus d’entrée de gamme par exemple). Des arguments qui plaident en sa faveur et qui feront oublier les quelques défauts d’ergonomie, les suspensions un peu fermes sur les petits défauts et la direction manquant de précision en virage.

 

Les +

 

  • Niveau d’équipement

  • Finition

  • Confort

  • Habitabilité

 

Les -

 

  • Direction

  • Affichage de la navigation

  • Manque de rangements

  • Détails d’ergonomie

 

 

(1) Source CCFA, Comité des constructeurs français d’automobiles.