par Riva Brinet-Spiesser
Comment bien dormir - Les somnifères, avec modération !
Les benzodiazépines, très prescrites en France pour leurs propriétés anxiolytique et sédative, peuvent aider pendant un mois. Mais elles ne traitent pas les causes de l’insomnie, et les arrêter n’est pas aisé.
On compte en France une vingtaine de benzodiazépines, reconnaissables le plus souvent à leur suffixe en -azépam ou -azolam. Dans cette classe de médicaments psychotropes, on distingue les anxiolytiques et les hypnotiques. Les premiers sont des tranquillisants, prescrits en cas d’anxiété excessive. Les seconds sont des médicaments que l’on appelle couramment les somnifères.
Pour traiter l’insomnie, il existe une autre famille : les hypnotiques apparentés aux benzodiazépines, ou « Z-drugs » (Imovane et Stilnox pour leurs noms commerciaux). Leur efficacité est un peu plus faible, mais ils sont plus sûrs : ils respectent l’architecture du sommeil, n’aggravent pas les apnées du sommeil et ont moins d’effets cognitifs néfastes.
Dans quels cas sont-ils indiqués ?
La prise de benzodiazépines et de Z-drugs est à réserver aux cas d’insomnies occasionnelles et transitoires, et quand des méthodes de type thérapies comportementales et cognitives (TCC) n’ont pas fonctionné. Le traitement ne doit pas dépasser quatre semaines. Si l’insomnie perdure au-delà de trois mois, à un rythme d’au moins trois nuits par semaine, c’est qu’il s’agit d’une forme chronique sur laquelle les benzodiazépines et apparentés ne sont pas recommandés (manque de
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Riva Brinet-Spiesser