par Isabelle Verbaere
Troubles du sommeil - L’apnée du sommeil, un danger sérieux
Les pauses respiratoires répétées pendant le sommeil sont associées à un surrisque d’hypertension artérielle, d’infarctus, d’AVC… Les dépister est essentiel.
Plusieurs types d’apnées du sommeil existent. La plus courante, dite obstructive, fait suite à un rétrécissement des voies respiratoires supérieures qui va bloquer le passage de l’air. Normalement, lorsque nous inspirons, l’oxygène entre par le nez, transite par l’oropharynx, le larynx, la trachée, les bronches puis les poumons. Quand nous dormons en position allongée, les muscles qui maintiennent ces accès ouverts pendant l’éveil se relâchent et le diamètre des voies respiratoires s’en trouve un peu amoindri ; c’est un phénomène tout à fait normal.
« Mais si, par nature, elles sont déjà étroites – à cause, par exemple, d’une déviation de la cloison nasale, de cornets volumineux, d’un voile du palais un peu épais ou encore d’une luette trop longue [voir l’infographie], elles vont être d’autant plus rétrécies durant la nuit », explique la Pre Marie-Pia d’Ortho, pneumologue au centre du sommeil de l’hôpital Bichat, à Paris.
Le surpoids et l’obésité aggravent la situation, car l’infiltration de graisse dans la langue et le pharynx réduit encore l’espace dédié au passage de l’air. Enfin, une composante génétique pourrait intervenir. Il a, en effet, été constaté que certaines familles présentaient une diminution du tonus musculaire particulièrement marquée.
Quand
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Isabelle Verbaere