par Isabelle Verbaere
Troubles du sommeil - Ronfler n’est pas anodin
Même si ce bruit rauque émis pendant le sommeil ne menace pas, le plus souvent, la santé de la personne qui le produit, il est fréquemment source de conflit au lit… Voici quelques pistes pour le réduire.
« Tu as ronflé toute la nuit ! » Votre conjoint(e) n’en peut plus. Pendant les dernières vacances, vous avez fait vivre à votre famille un véritable enfer. Vous n’êtes pas seul(e) : 30 % des hommes et 15 % des femmes adultes ronflent fort pendant leur sommeil. Si ce bruit à la respiration, souvent inspiratoire, gêne plus l’entourage que la personne concernée, il ne doit pas être pris à la légère.
Il est engendré par un rétrécissement des voies aériennes supérieures : la résistance au flux d’air respiré augmente, et les parois pharyngées vibrent. Plusieurs zones anatomiques peuvent être responsables de ces turbulences : nez (bouché), amygdales (très grosses), luette (trop longue), mâchoires (décalées) ou voile du palais (obstructif). Le surpoids, le tabagisme, l’alcool, les anxiolytiques et les somnifères constituent également des facteurs favorisants.
Un signe de lutte respiratoire
Le ronflement, fréquemment considéré comme anecdotique, est un signe de lutte respiratoire qui peut s’accompagner d’un syndrome d’apnée du sommeil, dont les conséquences éventuelles sont, quant à elles, importantes (hypertension, AVC, infarctus…). Ne tardez pas à consulter si vous présentez, en plus des ronflements, une hypersudation, des pauses respiratoires, des
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Isabelle Verbaere