par Elsa Casalegno
par Elsa Casalegno
Il fait chaud, très chaud, et le conseil est martelé à longueur de journée : il faut boire pour éviter la déshydratation. Certes, mais comment se réapprovisionner sans acheter de bouteilles en plastique, nuisibles à l’environnement et au portefeuille ? Adresses et solutions sont mises à disposition par différents organismes.
C’était une promesse des Jeux olympiques de 2024 à Paris : des Jeux « zéro déchet » et « zéro plastique à usage unique ». Pour atteindre cet objectif louable, il devait être possible de remplir facilement sa gourde d’eau. Deux ans plus tard, qu’en reste-t-il, alors que des températures caniculaires pèsent sur la France ?
Depuis le 1er janvier 2022, la loi antigaspillage pour une économie circulaire (Agec) impose aux établissements recevant du public d’une capacité de 300 personnes et plus, de disposer d’au moins un accès à l’eau potable (fontaine à eau) « clairement signalé et dont l’accès doit être gratuit », pour permettre à chacun de remplir sa gourde. Sont par exemple concernés les gares, les stades, les musées, les salles de concert, les centres commerciaux, les bibliothèques, les cimetières, etc.
Plusieurs initiatives existent déjà pour localiser ces lieux, ainsi que d’autres, plus petits mais volontairement ouverts, comme des bars, restaurants, pharmacies, opticiens, petits commerces divers ou associations.
L’ONG de protection des océans No Plastic In My Sea recense, sur une carte nommée Watermap (1), 28 000 lieux qui offrent un accès libre à l’eau potable partout en France. Concernant la capitale, particulièrement mal adaptée au réchauffement climatique, la Ville de Paris (2) recense notamment les 1 200 fontaines d’eau potable en accès libre, ainsi que les commerçants proposant un accès à un point d’eau, via le réseau « Ici, je choisis l'eau de Paris ». Au niveau de la région Île-de-France, le Syndicat des eaux d’Île-de-France (Sedif) indique les 42 nouvelles bornes-fontaines existantes en Île-de-France hors de Paris (3).
→ Lire aussi : Hydratation - Des pastilles plutôt dures à avaler
Pour autant, il pourrait y avoir beaucoup plus de ces points d’eau. En effet, No Plastic In My Sea et Que Choisir Ensemble (anciennement UFC-Que Choisir) déploraient l’an dernier un retard de quatre ans dans l’application de cette mesure de la loi Agec. Elles ont envoyé leurs bénévoles vérifier si les établissements accueillant du public remplissaient leur obligation de mettre des fontaines à eau à disposition. Entre mars et mai 2025, ils ont visité 247 établissements sur tout le territoire : seuls 52 % étaient équipés. En particulier, seuls 45 % des centres commerciaux étaient aux normes.
Point positif, il y a tout de même un progrès par rapport aux enquêtes précédentes, puisque les bénévoles avaient constaté des taux d’équipement de 25 % fin 2023, puis 40 % en juin 2024. Mais No Plastic In My Sea nuance : si davantage d’établissements sont équipés, ils restent trop nombreux à ne pas avoir mis en place une signalétique adaptée, pourtant elle aussi exigée par la loi. Espérons que les canicules successives de ce printemps 2026 donnent un coup d’accélérateur !
No Plastic In My Sea recense également des alternatives à la bouteille plastique, afin de « sortir de notre dépendance actuelle à la bouteille en plastique, surconsommée en France », souligne l’ONG. Plus de 200 solutions sont répertoriées (4) à destination des particuliers, mais aussi des commerces et des entreprises.
Parmi ces solutions figurent, en vrac, la carte des points d’eau, des appareils électroménagers, ou encore des objets, parfois sous des marques spécifiques (pour des gourdes, des carafes filtrantes, des sirops et boissons aromatisées, des machines à gazéifier, etc.).
Elsa Casalegno
La force d'une association tient à ses adhérents ! Aujourd'hui plus que jamais, nous comptons sur votre soutien. Nous soutenir
Recevez gratuitement notre newsletter hebdomadaire ! Actus, tests, enquêtes réalisés par des experts. En savoir plus