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Renault Twingo E-Tech - Premières impressions

Yves Martin

par Yves Martin

La nouvelle Renault Twingo est désormais électrique et s’avère l’une des moins chères de son segment. Certes, il faudra composer avec une autonomie la limitant à un usage interurbain, mais la citadine possède de belles qualités et ne fait pas l’impasse sur les équipements.

L’essentiel

  • Avec la prime coup de pouce CEE, la Twingo E-Tech débute à 13 310 € pour les ménages les plus modestes (prime maxi de 6 180 €). En comparaison, également avec la même prime déduite, une Citroën ë-C3 Urban Range débute à 12 910 € et une Dacia Spring, restylée en 2024, s’affiche à partir de 16 600 € (sans prime).
  • Comme la batterie de la Twingo E-Tech est d’origine chinoise, elle n’a pas droit au bonus additionnel pour les véhicules dont la batterie est fabriquée en Europe (1 200 € à 2 000 €.)
  • La batterie de la Twingo E-Tech est de type LFP (lithium-fer-phosphate). Cette technologie est considérée comme plus sûre que les batteries lithium-ion, moins chère à produire et plus résistante dans le temps. Mais elle est globalement moins performante.
  • 27,5. C’est, en kilowattheures (kWh), la capacité de la batterie embarquée dans la Twingo E-Tech. Elle permet une autonomie de 263 km maximum selon le cycle d’homologation WLTP.

Pour la quatrième génération de sa citadine emblématique, Renault se met au goût du jour et la propose uniquement en version 100 % électrique. Pour renouer avec le succès de sa petite citadine des années 1990, le constructeur réussit le tour de force de la proposer à un prix très intéressant. Elle adopte également les codes qui ont fait le succès des précédents modèles, à savoir une bouille originale, des accessoires ludiques et des solutions pratiques au quotidien.

Qualité de vie à bord

Bien que constituée de plastiques durs, la planche de bord est bien réalisée.

L’intérieur de la Twingo E-Tech ne déroge pas à la philosophie excentrique de la voiture et le style y est original et coloré (sur la version Techno, les inserts de la planche de bord sont à la couleur de la carrosserie). Mais attention, cela ne signifie pas qu’on a affaire à une voiture sous-équipée, la technologie y est bien présente.

En témoigne le combiné d’instruments numérique de 7" et l’écran central de 10,1". Dommage que son design soit un peu vieillot et que l’écran manque parfois de réactivité. Bon point toutefois, il est possible de connecter son smartphone avec ou sans fil, ce qui est assez rare sur ce niveau de gamme de voiture. Un détail qui a pourtant son importance, notamment sur la version de base Evolution qui n’offre pas de système de navigation de série.

Le combiné d’instruments dispose d’un affichage original mais néanmoins assez lisible. Le conducteur n’aura pas de mal à trouver les informations les plus importantes. Le pictogramme de gauche permet de jauger son mode de conduite plus ou moins économique et incite à rouler le pied léger.

L’ergonomie globale est plutôt bonne et la présence de boutons physiques pour les réglages de la température et de la ventilation est très appréciable.

L’écran central est pratique à l’usage et le combiné d’instruments opte pour une présentation originale.

La finition de l’habitacle est plutôt bonne malgré l’omniprésence de plastiques durs. Tous sont bien assemblés et nous n’avons relevé aucune vibration ni aucun bruit parasite du mobilier de bord. On aurait toutefois apprécié un peu de rembourrage sur les portières afin que l’on puisse confortablement poser son coude.

De même, les sièges avant manquent un peu de maintien latéral à cause d’une assise assez plate et du manque de bourrelets sur les côtés des dossiers. Si cela n’est pas trop gênant au quotidien et en ville, cela se complique un peu sur des routes sinueuses de campagne.

Il faut préciser que sur la version de base Evolution, le constructeur a réalisé quelques économies. Ainsi, la sellerie est de moindre qualité, le volant est gainé de plastique (et non de similicuir), la climatisation devient manuelle et le bouton de démarrage disparaît, tout comme l’accès mains libres, au profit d’une clé à l’ancienne !

Les sièges avant manquent de maintien et les deux places arrière sont confortables.

Malgré ses dimensions contenues, la citadine offre une bonne modularité notamment grâce à sa banquette arrière coulissante sur 17 cm. À noter que chaque partie (50/50) de la banquette peut être déplacée indépendamment l’une de l’autre et qu’il est possible de faire coulisser les sièges aussi bien depuis la rangée arrière que depuis le coffre.

Ainsi, le volume de chargement passe de 205 à 305 litres. Il passe même à 966 litres lorsque la banquette arrière est totalement rabattue. Mais là, on regrette que les dossiers rabattus n’offrent pas un plancher plat car cela complique un peu le chargement.

La présence d’un bac de rangement sous le plancher, de 30 litres, permet également de loger quelques menus objets, comme les câbles de recharge. Bon point également, le dossier du siège passager peut se rabattre sur l’assise afin d’offrir une belle longueur (2 mètres) de chargement. Enfin, ça c’est uniquement sur la finition Techno. Dommage !

Banquette rabattue, le coffre ne dispose pas d’un plancher plat.

Au volant

La Renault Twingo E-Tech est équipée d’un moteur électrique de 60 kW (82 ch). Cela peut sembler peu mais c’est en fait suffisamment puissant pour une citadine relativement légère affichant seulement 1 200 kg sur la balance.

Le moteur est associé à une batterie de type LFP (lithium-fer-phosphate) d’une capacité utile de 27,5 kWh. Là encore, cela peut sembler juste, mais au regard de sa vocation et du trajet quotidien moyen de 35 km selon le constructeur, la voiture ne nécessiterait qu’une seule recharge par semaine.

Annoncée capable de parcourir jusqu’à 263 km, la citadine de Renault se montre en réalité moins autonome. Partis avec 99 % de niveau de charge et 257 km promis par l’ordinateur de bord, nous arriverons après un parcours de 170 km sur des voies rapides urbaines et routes de campagne avec seulement 19 % de capacité de batterie restante. Cela porterait l’autonomie totale à 212 km. Cela semble peu mais, au regard de la capacité contenue de la batterie (seulement 27,5 kWh), c’est plutôt un bon score.

Comparatif

Voitures électriques

Voir le comparatif

De toute façon, la Twingo n’est pas taillée pour arpenter le bitume et affronter les longs trajets : son credo, c’est la ville. Et là, il faut reconnaître qu’elle se défend plutôt bien. Son petit diamètre de braquage, de moins de 10 mètres, la rend très maniable et son excellente visibilité de tous les côtés facilite grandement les manœuvres. En outre, la position de conduite un peu surélevée permet d’avoir une bonne vision vers l’avant de la voiture.

Pour les réticents aux créneaux, la Twingo peut recevoir le système parking mains libres : une fois qu’un espace de stationnement adéquat est détecté, le système prend le contrôle de la direction. Il ne reste alors qu’à gérer la vitesse et la voiture se gare toute seule.

Lors de notre prise en main, l’autonomie de la Twingo électrique s’est établie à 212 km.

Et si on doit sortir de la ville, la Twingo ne démérite pas. La vivacité du moteur est suffisante pour s’insérer correctement dans le trafic. Même les dépassements ne poseront pas de souci particulier. À noter qu’en position éco, la vitesse est bridée aux alentours de 110 km/h et il faudra appuyer fortement sur la pédale d’accélérateur pour dépasser cette vitesse. C’est un peu surprenant la première fois, mais cela permet de limiter la consommation et de préserver l’autonomie.

Avec son système de freinage régénératif, la Renault Twingo E-Tech peut intégrer, selon la version, la fonction « one pedal ». Ainsi, à chaque décélération, la récupération d’énergie est optimisée et maximise l’action jusqu’à l’arrêt complet du véhicule, sans nécessiter l’utilisation de la pédale de frein. Les 4 niveaux de récupération d’énergie au freinage s’activent via les palettes au volant.

La tenue de route et le comportement routier font partie de ses points forts. Il faut dire que pour la conception des trains roulants, Renault s’est inspiré des autres modèles de sa gamme. Ainsi, le train avant est identique à celui de la Renault 5 E-Tech Electric, tandis que leur train arrière multi-bras est remplacé par un essieu souple dérivé de celui du Captur.

La gamme et les tarifs de la Renault Twingo E-Tech (juin 2026)

Twingo E-Tech
autonomie urbaine

Puissance

82 ch

Capacité de la batterie

27,5 kWh

Evolution

19 490 €

Techno

21 090 €

Les avantages et inconvénients de la Renault Twingo E-Tech

Les +

  • Originalité de style
  • Agrément de conduite
  • Tenue de route
  • Maniabilité
  • Habitabilité
  • Prix

Les -

  • Pas de plancher plat
  • Autonomie
  • Équipement limité sur la version Evolution

Yves Martin

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