par Riva Brinet-Spiesser
Comment bien dormir - La mélatonine ne fait pas de miracle
Utile en cas de rythmes décalés, la mélatonine l’est beaucoup moins pour les insomnies. Des effets secondaires sont même pointés du doigt.
Sécrétée principalement dans notre cerveau par la glande pinéale, la mélatonine n’est pas produite de manière constante par notre organisme, mais en fonction de l’alternance lumière-obscurité. Elle « donne l’heure » à nos cellules et joue un rôle physiologique essentiel dans nos cycles veille-sommeil.
En effet, la sécrétion de mélatonine se déclenche au fur et à mesure que l’obscurité se fait, et envoie un message à notre organisme : il est temps de se mettre au repos. D’où son surnom d’« hormone du sommeil ». Ainsi, la mélatonine est recommandée aux personnes qui souffrent d’un syndrome de retard ou d’avance de phase – soit celles qui spontanément se couchent et se réveillent tard ou, à l’inverse, se couchent et se réveillent très tôt. On la prend alors sous la forme dite de « libération rapide », à faible dose (de 0,5 à 1 mg). À ces niveaux, elle peut aussi aider à se remettre d’un décalage horaire important.
Le naturel n’est pas anodin
Pour soigner des troubles du sommeil – retards/avances de phase et insomnies passagères –, les marques de compléments alimentaires associent fréquemment la mélatonine à libération rapide avec des plantes sédatives. On retrouve ces produits sous pléthore de noms commerciaux : Euphytose nuit, C’zen nuit mélatonine, Chromodorm, Forténuit… Ils nous font miroiter un
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Riva Brinet-Spiesser