par Yves Martin
par Yves Martin
L’Atto 2, du constructeur automobile chinois BYD, arrive dans une version hybride rechargeable DM-i performante et sobre. Très bien équipé, c’est le SUV compact qui offre actuellement le meilleur rapport prix/équipement du marché. Mais cela ne fait pas tout et on regrette un comportement routier perfectible.
Arrivé sur le marché français en version 100 % électrique début 2025, l’Atto 2 est aujourd’hui proposé dans une version hybride rechargeable. Qualificatif peu utilisé par le constructeur chinois, BYD, qui préfère parler de « Super Hybride ». Le SUV urbain est donc le seul de ce type disponible à l’achat dans sa catégorie, et cela à un prix défiant toute concurrence.
L’intérieur de l’Atto 2 n’est pas vraiment original mais s’avère très bien fini, avec des matériaux de qualité et très bien assemblés. Par rapport aux versions électriques déjà existantes, quelques évolutions d’agencement ont été apportées :
De quoi permettre aux passagers avant de s’installer confortablement et de supporter les heures de route. Les sièges offrent, par ailleurs, un bon maintien latéral, ce qui est appréciable au regard de la fermeté des suspensions.
L’écran central de 12,8" est relativement pratique à l'usage et s’avère assez réactif. Il demande cependant un temps d’adaptation pour se familiariser avec les différents menus. En outre, les icônes ne dépayseront pas les propriétaires de smartphone car on retrouve l'environnement de Google. Conséquence un peu déroutante : on dispose de trois commandes vocales ! Celle de l'entreprise américaine, celle du constructeur et celle du téléphone lorsqu’il est connecté à la voiture. Libre à chacun de choisir celle qui lui conviendra le mieux.
Les boutons physiques placés sur le devant de la console centrale manquent parfois de lisibilité car ils sont en aluminium et, lorsque le soleil tape dessus, on ne distingue pas les motifs identifiant leur fonction (désembuage du pare-brise, modes de conduite, réglage du volume audio…).
Enfin, le conducteur dispose devant lui d’un combiné d’instruments numérique de 8,8". Si ce dernier est bien lumineux, il pose des petits soucis de lisibilité car les informations y sont nombreuses et parfois en petits caractères. Il n’est donc pas rare de devoir chercher une info.
À l’arrière, la place est assez généreuse et deux occupants pourront voyager confortablement. En outre, grâce aux dossiers de la banquette inclinables, si le coffre n’est pas rempli, il sera possible de trouver une position encore plus confortable.
Avec 425 l minimum, et jusqu’à 1 335 l une fois la banquette rabattue, le coffre est assez logeable et sa forme permet d’exploiter au maximum l’espace disponible. Il faut dire que l’espace du coffre est préservé car la batterie se trouve sous l’habitacle et n’empiète donc pas sur la capacité de chargement.
L’Atto 2 DM-i est proposé en deux variantes :
Les deux reçoivent un moteur thermique à quatre cylindres 1,5 l de 98 ch (72 kW) auquel est associé un moteur électrique de 197 ch (145 kW).
La différence de puissance totale s’explique par la gestion électronique de l’ensemble et la capacité de la batterie (7,8 kWh sur la version Active et 18 kWh sur la Boost). Cette dernière est la seconde génération de batterie dite « Blade » du groupe BYD et est de type LFP (lithium-fer-phosphate).
Dommage qu’elle ne puisse accepter la nouvelle technologie Flash Charging développée par le groupe BYD et inaugurée avec la Denza Z9GT. Sans elle, il faut compter respectivement 3 h 20 et 6 h 40 de charge en courant alternatif sur une prise classique. Pour la version Active, ce sera 2 h 50 avec une prise renforcée sous 3,3 kW et, pour la version Boost, 3 h avec une prise sous 6,6 kW pour passer de 15 à 100 % de charge.
Nous avons pris le volant de la version Boost dont la promesse d’autonomie en mode électrique est la plus intéressante : 136 km selon le cycle urbain WLTP et 90 km pour le mixte (c’est 65 et 40 km pour la version Active et sa petite batterie). Et question consommation, la promesse est aussi alléchante : 1,8 l/100 km avec le cycle combiné et jusqu’à 6,4 l selon le cycle à vitesse moyenne.
Lors de nos différents trajets, nous n’avons pu réaliser que 80 km sans avaler une seule goutte de carburant sur des routes relativement planes et avec beaucoup de zones urbaines. Ensuite, une fois les accumulateurs à plat (il reste en fait 25 % ‒ niveau réglable ‒ de capacité de batterie afin que le système continue de fonctionner comme un full-hybrid), la consommation moyenne s’est établie à 6 l/100 km.
La mise en route du moteur se fait assez discrètement, mais lorsqu’il doit recharger la batterie il devient un peu plus sonore. Dans ces conditions, la puissance disponible diminue sensiblement et le SUV manque un peu de dynamisme. En dehors de cette phase, les reprises sont d’un très bon niveau et le SUV réagit rapidement aux sollicitations de la pédale d’accélérateur en cas de besoin.
Sur la route, l’Atto 2 dispose malheureusement de suspensions un peu trop fermes sur les petits défauts de la route, ce qui engendre des soubresauts assez désagréables. C’est assez gênant sur les routes de campagne lorsqu’elles sont en mauvais état mais cela s’arrange sur autoroute où le revêtement est généralement de meilleure qualité.
À l'inverse, la direction est un peu trop assistée, n'offrant pas un ressenti très précis de la route. Le freinage demande, lui aussi, un temps d'adaptation pour arriver à obtenir le dosage souhaité sans secouer les occupants. C’est encore plus vrai en ville où les freinages sont plus nombreux. Dommage, car le SUV est maniable et dispose d’un rayon de braquage assez court de 5,3 m qui permet de manœuvrer aisément.
| BYD Atto 2 DM-i | BYD Atto 2 DM-i | |
| Puissance | 166 ch | 212 ch |
| Émissions de CO2 | 69 g/km | 41 g/km |
| Active | 26 990 € | - |
| Boost | - | 29 990 € |
Les +
Les -
Yves Martin
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