ACTUALITÉ

Opel Astra (2026) - Premières impressions

Yves Martin

par Yves Martin

Pour cette nouvelle mouture, la compacte d’Opel, l’Astra, bénéficie d’un restylage extérieur, sans grand chamboulement, et adopte des motorisations remaniées. Reste des petits défauts d’ergonomie et des aides à la conduite dont le comportement n’est pas toujours agréable.

L’essentiel

  • La nouvelle Opel Astra existe en carrosserie berline et break (Sports Tourer) et peut recevoir tous types de motorisations : thermiques, hybrides, hybrides rechargeables et électriques.
  • L’Astra Sports Tourer Plug-in Hybrid reçoit une motorisation de nouvelle génération développant 196 ch et son autonomie en 100 % électrique peut atteindre 84 km.
  • Le tarif de l’Opel Astra 2026 débute à 32 650 € (Astra Hybride 145) et atteint 46 650 € (Sports Tourer Hybride Rechargeable 195). C’est plus abordable qu’une Peugeot 308 dont les tarifs vont de 33 400 € pour une 308 Hybrid 145 jusqu’à 48 950 € pour un break Plug-in Hybrid 195. Et si la Golf de Volkswagen peut paraître moins chère, à 30 900 €, c’est uniquement avec un petit moteur de 116 ch : la Golf eHybrid débute à 44 900 € (avec un moteur de 204 ch cette fois).

Apparue en 2021, l’Opel Astra bénéficie d’un restylage et reçoit des motorisations améliorées. La compacte adopte ainsi une face avant modernisée avec, pour la première fois, le logo de la marque éclairé. La face arrière a été légèrement modifiée.

Qualité de vie à bord

La finition de l’habitacle est de bonne facture.

En s’installant à bord de la nouvelle Opel Astra, nous n’avons pas vraiment été dépaysés. En effet, l’intérieur est quasi identique à celui de l’ancienne mouture. Les deux écrans de 10 pouces restent similaires et judicieusement placés : l’écran central est légèrement orienté vers le conducteur. Il est dommage que, comme nous l’avions déjà regretté, ce dernier manque toujours de réactivité et qu’il faille attendre un certain temps après la mise du contact pour qu’il devienne opérationnel. Et une fois en service, certaines actions demandent également de patienter un peu. Heureusement, la présence de touches physiques sous cet écran est appréciable, car elles permettent d’accéder en un clic aux principales fonctions : chauffage, mise en service et désactivation des aides à la conduite… Bon point également pour le nouveau revêtement appliqué sur la console centrale qui devient mat. L’ancien, brillant, était en effet assez sensible aux rayures et un peu salissant à l’usage.

L’écran central manque parfois de réactivité.

À l’avant, les occupants bénéficient de nouveaux sièges, avec fonction massage, confortables, très enveloppants et assurant un bon maintien. C’est un peu moins vrai à l’arrière, notamment pour la place centrale. L’assise s’avère un peu trop plate et surélevée, ce qui nuit au bien-être et au maintien du passager. Heureusement, dans les deux places extérieures, le confort est au rendez-vous. On aurait toutefois apprécié un peu plus de place pour les jambes.

Les nouveaux sièges avant sont très confortables, mais la place centrale est trop plate pour l’être autant.

Enfin, le volume de coffre reste identique et se situe dans la moyenne de la catégorie avec de 422 à 1 339 l pour la berline Astra (352 à 1 268 l pour la version électrique) et de 597 à 1 634 l pour le break Sports Tourer (516 à 1 553 l en électrique).

Le volume de chargement du break Astra est généreux.

Au volant

Sous le capot de la nouvelle Astra, on peut trouver quasiment tous les types de motorisations : un moteur diesel, un essence full hybrid (qui permet de rouler 1 km en mode électrique à basse vitesse), un essence hybride rechargeable et une version électrique. Nous avons pris en main la version hybride rechargeable installée dans une Astra Sports Tourer. L’hybridation se compose d’un moteur 4 cylindres essence de 1,6 l développant une puissance de 110 kW (150 ch) associé à un moteur électrique de 92 kW (125 ch). La nouvelle batterie dispose d’une capacité accrue de 17,2 kWh (au lieu de 12,4 kWh). Ainsi dotée, cette motorisation gagne en autonomie en mode électrique par rapport à la précédente génération pour proposer aujourd’hui, selon le cycle WLTP combiné, jusqu’à 84 km d’autonomie. C’est presque 20 km de plus qu’auparavant.

Pour information, en mode électrique, la vitesse maximale est limitée à 135 km/h. Lors de notre prise en main de la version break de l’hybride rechargeable, nous n’avons réussi à rouler que 75 km en mode tout électrique (c’est un peu en dessous de ce que propose la concurrence, comme la Golf hybride rechargeable, qui permet de rouler plus de 100 km sans consommer une goutte de carburant). Ensuite, une fois la batterie vidée (en fait, il reste un peu d’énergie pour assurer un fonctionnement en mode full hybrid où l’électrique assiste le moteur thermique), la consommation du moteur s’est établie à 6,2 l/100 km. C’est plutôt un bon résultat, car cela a été réalisé sur un parcours de 200 km de voies interurbaines et d’autoroute.

À l’usage, la mécanique s’est avérée assez silencieuse et agréable à conduire. À noter toutefois quelques à-coups à très basse vitesse, juste avant que le véhicule s’arrête.

Sur la route, l’Astra s’est avérée plaisante à conduire, mais le système de maintien dans la voie s’est montré assez désagréable. En effet, comme il cherche à centrer la voiture entre les bandes de circulation, il agit sans cesse sur la direction en donnant des petits coups de volant. Non seulement on avance en zigzag, mais c’est très pénible car le volant n’arrête pas de bouger. De même, le régulateur de vitesse adaptatif nous a imposé quelques ralentissements inopinés. C’est surprenant et assez perturbant, et cela nécessite une vigilance accrue lorsque le système est actif.

La nouvelle Astra existe en berline (en jaune) ou break (en vert).

Sur autoroute, l’Astra est particulièrement confortable et assure un silence de fonctionnement de haut niveau. Aucun bruit parasite, que ce soit d’air ou de roulement, ne vient perturber la quiétude intérieure. Comme sur la précédente version, les suspensions assurent très bien leur rôle et se sont montrées particulièrement confortables sur autoroute. Dans ces conditions, il est possible de voyager dans d’excellentes conditions et les longs trajets ne seront pas pénibles du tout.

La gamme et les tarifs de l’Opel Astra (juillet 2026)

Puissance (ch)

Émission de CO2 (g/km)

Edition

Business

GS

Ultimate

Hybride 145

145

106 à 110

32 650 €

34 160 €

35 150 €

37 250 €

1.5 diesel 130

130

127 à 130

33 550 €

34 160 €

36 050 €

38 150 €

Hybride rechargeable 195

195

48 à 50

41 090 €

42 060 €

43 100 €

45 200 €

Puissance (ch)

Capacité de la batterie (kWh)

Edition

Business

GS

Ultimate

Electric 156

156

58

38 990 €

40 460 €

40 990 €

43 090 €

La gamme et les tarifs de l’Opel Astra Sports Tourer (juillet 2026)

Puissance (ch)

Émission de CO2 (g/km)

Edition

Business

GS

Ultimate

Hybride 145

145

108 à 112

33 800 €

35 310 €

36 300 €

38 700 €

1.5 diesel 130

130

129 à 132

34 700 €

35 310 €

39 600 €

Hybride rechargeable 195

195

50 à 52

43 260 €

44 250 €

46 650 €

Puissance (ch)

Capacité de la batterie (kWh)

Edition

Business

GS

Ultimate

Electric 156

156

58

40 140 €

41 660 €

42 140 €

44 540 €

Les avantages et inconvénients de l'Opel Astra 2026

Les +

  • Confort de conduite
  • Tenue de route
  • Volume de chargement
  • Habitabilité
  • Finition

Les –

  • Système de maintien dans la voie
  • Écran central un peu lent

Yves Martin

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