Samsung Galaxy A5

Premières impressions

Publié le : 16/02/2015 

Fidèle à ses habitudes, Samsung continue à multiplier les modèles de smartphones. Le constructeur a récemment lancé une nouvelle gamme, Galaxy A, pour occuper la scène en attendant le successeur du Galaxy S5. Elle est composée de trois modèles, A3, A5 et A7, vendus respectivement 300, 400 et 500 €. Principale différence de l’un à l’autre : la taille d’écran (4,5, 5 et 5,5 pouces). Nos premières impressions du Galaxy A5 avant notre test en laboratoire.

 

 

samsung galaxy A5

 

 

Test du Galaxy A5 et A3

 Depuis la prise en main de ces smartphones, nous avons testé en laboratoire le Samsung Galaxy A5  ainsi que le Galaxy A3.

Samsung démarre l’année 2015 avec une nouvelle gamme de smartphones, baptisée Galaxy A et composée de trois modèles : A3, A5 et A7. Quelques petites nuances techniques les distinguent les uns des autres (voir tableau ci-dessous), mais la principale différence vient de leur écran, dont la diagonale atteint respectivement 4,5, 5 et 5,5 pouces. Nous avons utilisé le Galaxy A5 plusieurs jours avant notre test laboratoire.

 

Le haut du milieu de gamme

La fiche technique de l’appareil permet déjà de se faire une idée. Ce smartphone 4G intègre 16 Go de stockage (dont 4,5 Go occupés par le système), un processeur correct (Quadcore 1,2 GHz), 2 Go de mémoire vive, un appareil photo de 13 Mpx, un autre de 5 Mpx en façade. Pas de lecteur d’empreintes digitales ni de cardiofréquencemètre, Samsung réserve ces fonctions (plus ou moins réussies, voir notre vidéo du Galaxy S5) à ses modèles dernier cri. Mais pas de doute, nous sommes en présence d’un bon smartphone de moyenne gamme. Son prix de 400 € le confirme. À ce tarif, il entre en concurrence avec des smartphones comme le HTC One M8 (390 €) ou le Sony Z3 Compact (430 €). Le Galaxy A5 est toutefois plus cher qu’un autre smartphone Samsung, le Galaxy Alpha, un modèle haut de gamme lancé à l’automne 2014, dont certaines caractéristiques sont plus intéressantes (32 Go de stockage, processeur Quadcore 1,8 GHz, possibilité de filmer en UHD, notamment). Le Galaxy A5, avec sa batterie de 2 300 mAh, devrait quand même offrir une meilleure autonomie (1 860 mAh et une seule étoile obtenue dans notre test pour le Galaxy Alpha sur ce critère). Le verdict du laboratoire tombera début mars. Notez que comme sur la plupart de ses terminaux récents, Samsung propose sur le A5 les modes « Économie d’énergie » et « Ultra économie d’énergie » pour gagner quelques heures, voire plusieurs jours, promet le constructeur, en bridant le processeur, en coupant l’éclairage des touches et en limitant le téléphone à ses fonctions « vitales » sur un écran en noir et blanc.

 

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Samsung promet un gain de quelques heures à plusieurs jours avec les modes économiques.

 

Batterie inamovible

Avec les Galaxy A, Samsung fait surtout un bond en avant en termes de finitions. Pour la première fois, le constructeur abandonne ses habituelles coques en plastique à motifs incrustés « simili » quelque chose, nuisibles au rendu final, pour un élégant habillage tout aluminium. De surcroît, les Galaxy A sont très fins (6,7 mm pour l’A5) et leur pourtour est plat, non plus arrondi.  Esthétiquement, cette gamme est réussie. Mais c’est au prix d’un sacrifice notable, puisque la coque « unibody » (d’un seul tenant), ne donne plus accès à la batterie du smartphone. Il faudra donc forcément passer par un service après-vente en cas de défaillance. Dommage car, un peu à contre-courant de la tendance actuelle, Samsung se distinguait précisément sur ce point. Désormais, comme sur un iPhone, sur le Google Nexus 6, le Sony Xperia Z3 ou encore le OnePlus One, un accessoire est indispensable pour insérer la carte SIM ou une carte mémoire dans son logement. En cas de perte, un trombone fait l’affaire.

 

Interface sans surprise…

À l’intérieur, pas de surprise majeure. Le Galaxy A5, comme les A3 et A7 et la majorité des smartphones de Samsung, fonctionne sous Android, le système d’exploitation de Google. Pour ces nouveaux modèles, le constructeur a choisi la version KitKat (4.4) et non Lollipop (5), pourtant plus récente et plus conviviale. Il faut dire que Samsung s’obstine à ajouter sa propre interface, Touchwiz, qui de toute façon dissimulerait sans doute les améliorations graphiques et fonctionnelles de Lollipop (dont nous présentions les principales nouveautés dans notre article consacré au Google Nexus 6).

 

… mais fonctions dans l’air du temps

Le Galaxy A5 s’inscrit toutefois résolument dans l’air du temps. D’abord, parmi la kyrielle d’options et réglages, l’appareil photo offre un mode « selfie » amélioré. Très en vogue dans les smartphones actuels, il permet de capturer l’image en tendant la paume de la main devant le téléphone, ou de capturer des autoportraits à plusieurs, en mode « panorama ». Nous avions déjà rencontré ce type de fonctions dans plusieurs smartphones, le LG G3 notamment. Les Galaxy A sont par ailleurs compatibles avec la technologie ANT+, une variante du Bluetooth mise au point par Garmin. Cette technologie de transfert de données sans fil est très courante dans le domaine du sport, dans les montres de running, les capteurs de cadence ou les ceintures cardiofréquencemètres. Du coup, il est possible de synchroniser ses résultats sportifs directement avec le smartphone, et même d’y appairer une ceinture cardio pour afficher à l’écran ses pulsations cardiaques. Une option pratique pour qui a pris l’habitude de courir avec son smartphone…

Les Galaxy A offrent enfin un mode privé qui permet de cacher certains contenus (photos, vidéos, musique, notes vocales ou fichiers) derrière un mot de passe. Si vos enfants ou amis empruntent votre appareil pour jouer ou passer un coup de fil, ils n’y auront pas accès.

 

Verdict

Avec cette nouvelle gamme tout métal, Samsung confesse la faiblesse du design de ses modèles précédents. Dommage qu’à ce nouveau look Samsung n’associe pas une interface plus moderne, car Touchwiz est vieillissant. Les Galaxy A devraient, selon toute vraisemblance, démontrer en laboratoire des performances à la hauteur de leur fiche technique. Un sésame qui permettrait de les qualifier de bons smartphones, mais pas forcément d’affaire du siècle.