GPS Bien choisir son GPS

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Bien choisir son GPS

Multiplication des applications GPS gratuites ou payantes, GPS proposés de plus en plus souvent de série sur les voitures : les boîtiers GPS « classiques » doivent faire face à une féroce concurrence. Conscients du danger, les fabricants ont fait évoluer leurs offres et mettent sur le marché des appareils très complets associés à des services compris, la plupart du temps, dans le prix d’achat. Mais avec l’arrivée des nouveaux systèmes embarqués tels qu’Apple CarPlay, Android Auto et MirrorLink, cette concurrence ne se limite plus aux applications et aux GPS intégrés.

 

 

Test Que Choisir : Comparatif GPS

Boîtiers, applications, système intégré : quel système GPS choisir ?

Que ce soit les boîtiers, les applications ou encore les systèmes intégrés, ils présentent tous des avantages et des inconvénients qu’il est préférable de bien avoir en tête avant de choisir.

Les boîtiers GPS

Les boîtiers GPS sont particulièrement adaptés à la navigation GPS. Logique puisque c’est leur vocation première ! Leur écran tactile est généralement plus grand que celui d’un smartphone avec une diagonale comprise entre 5 et 7 pouces, soit de 13 à 18 cm. À comparer avec les smartphones dont les écrans mesurent 4,8 pouces ou moins. Les prix des boîtiers ont considérablement diminué au cours des années. On en trouve, avec une mise à jour à vie de la cartographie, pour guère plus de 150 €. De plus en plus souvent, il n’est plus nécessaire d’enlever le pied du parebrise, et l’installation se fait très simplement. Les offres des fabricants sont devenues plus claires et la tendance est au « tout compris » : mise à jour de la cartographie possible plusieurs fois par an, services « Live » tels que l’info-trafic et l’indication des zones de danger (voir plus bas)… Le boîtier GPS demeure l’un des appareils les plus adaptés pour assurer un guidage en voiture. L’écran tactile se généralise et de nombreux modèles offrent la possibilité de se connecter en Bluetooth pour recevoir des appels téléphoniques. La reconnaissance vocale devient très performante et permet de commander l’appareil sans quitter la route des yeux. À l’arrivée, le boîtier a atteint la maturité et possède de nombreux points forts, notamment une qualité de navigation qui, pour les meilleurs d’entre eux, demeure supérieure à celle des autres solutions.

Les points faibles sont peu nombreux même s’ils peuvent sembler rédhibitoires pour certains utilisateurs. Ainsi, le boîtier GPS, dont le volume est trop grand pour être glissé dans la poche d’une veste, doit être retiré après chaque utilisation afin d’éviter le vol. De plus, sa faible autonomie ne rend pas son usage très pratique en mode piéton. Enfin, contrairement à un smartphone, il ne sert à rien d’autre qu’à assurer le guidage.

 

Les applications GPS

L’application GPS, qui rencontre un vif succès, notamment grâce aux nombreuses versions gratuites proposées sous iOS et Android, est disponible sur smartphone, l’appareil qui vous accompagne partout. C’est là son principal avantage par rapport au boîtier GPS, mais il est de taille : en quelques minutes, vous pouvez charger une application qui, dans la majorité des cas, assurera correctement, voire très bien, les fonctions de guidage vocal et visuel, sans vous encombrer d’un appareil supplémentaire. Les données reçues en 3G ou 4G permettent d’avoir accès à des services « Live » qui fournissent des informations sur la présence de radars mobiles ou sur l’état du trafic routier. Il reste que l’application présente plusieurs inconvénients, à commencer par ses performances. Elles dépendront grandement de celles du smartphone. Si ce dernier est d’ancienne génération, il n’est pas certain que l’affichage soit optimum (résolution mal adaptée) et qu’il puisse délivrer la puissance de calcul nécessaire à un guidage fluide. Ajoutons que l’écran du smartphone est, en général, de taille plus réduite et n’offre pas toujours la même qualité de guidage visuel qu’un boîtier.

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Pour ce qui est des applications GPS gratuites, très prisées des consommateurs, la majorité d’entre elles nécessitent la consommation de données lors du trajet. Cela peut dès lors s’avérer assez cher, notamment lors d’une utilisation à l’étranger ou près de frontières. Le guidage pourra également être médiocre dans les régions mal couvertes par la 3G ou 4G. Et il ne faut pas perdre de vue que des acteurs tels que Google et Apple en profitent pour collecter, via leur application GPS gratuite (« Google Maps », « Plans »), des informations sur vos habitudes de déplacement, les endroits où vous vous arrêtez…

 

Les systèmes GPS embarqués

Les systèmes embarqués présentent comme principal avantage… d’être embarqués ! Ils ne nécessitent pas d’être fixés, connectés, puis enlevés à chaque utilisation. De plus en plus souvent tactiles, ils bénéficient généralement d’un écran de grande taille (supérieure à celle d’un boîtier et, a fortiori, à celle d’un smartphone). Leur précision est très bonne car le GPS peut être couplé à la direction du véhicule qui donne une information précise sur les distances. L’antenne du véhicule assure une meilleure réception des signaux des satellites et permet une géolocalisation plus rapide. Les modèles que nous avons testés n’offrent cependant pas toujours la même qualité de navigation que celle d’un boîtier. Et, lorsqu’ils ne sont pas proposés de série mais en option, ils sont souvent très chers. Les mises à jour des cartographies, fréquemment intégrées au prix d’achat pour les boîtiers, sont encore proposées à des prix prohibitifs sur les systèmes intégrés.

 

Les nouveaux systèmes embarqués 

Depuis peu sont apparus sur le marché de nouveaux systèmes embarqués tels que Apple CarPlay, Android Auto ou encore MirrorLink. Le concept est très intéressant : afficher sur un écran intégré au véhicule les applications disponibles sur votre smartphone, que ce soit pour piloter un service de musique en streaming ou une application GPS. Les systèmes de reconnaissance vocale performants que l’on trouve aussi bien chez Apple que chez Android permettent de piloter l’ensemble.

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Si l’idée semble très bonne, elle est, pour l’instant, d’un intérêt limité compte tenu du faible nombre d’applications compatibles avec ces services. Seules les applications GPS d’Apple (Plans) et de Google (Google Maps), loin d’être ce qu’il y a de mieux sur le marché, sont pour l’instant utilisables sur ces deux systèmes.

 

Les fonctionnalités importantes

Une fois que vous avez opté pour l’une des trois possibilités (boîtiers, application sur smartphone ou système intégré), prenez le temps de vous intéresser à quelques fonctionnalités qui présentent un réel intérêt.

 

Informations en temps réel : les systèmes « Live »

Que ce soit un boîtier, une application ou un système intégré, on trouve sur ces appareils des fonctionnalités dites « Live », ce qui signifie qu’elles sont capables de fournir des informations en temps réel sur l’état du trafic ou les zones de danger (comprenez les radars mobiles). Mais tous les systèmes ne sont pas au niveau et les offres des fabricants, volontairement ou pas, manquent parfois de clarté.

L’info-trafic. On l’appelle aussi TMC, pour Trafic Message Chanel. Ce sont des informations collectées sur le réseau routier, principalement sur les grands axes et diffusées par l’intermédiaire de la bande FM. Ce système est peu performant, notamment à cause de son mode de transmission. Faute de bande passante suffisante, il ne permet pas d’adresser une quantité de données suffisante. Les informations ne sont transmises que toutes les quatre à cinq minutes, ce qui est insuffisant pour en faire un véritable système « Live ».

Le réseau téléphonique 3G et 4G. C’est via le réseau téléphonique 3G ou 4G que sont transmises les informations d’info-trafic les plus pertinentes. Ce service peut être offert dans le prix d’achat de l’appareil ou faire l’objet d’un abonnement supplémentaire. Pour les applications, c’est souvent un coût fixe (payé une seule fois) qui donne l’accès à cette fonctionnalité.

Pour les boîtiers, on trouve des appareils équipés directement d’une puce GSM (carte SIM). Ils sont alors capables, seuls, de gérer cet info-trafic. Les boîtiers qui nécessitent l’utilisation d’un smartphone se connectent à lui en Bluetooth (une option retenue par le fabricant Garmin).

Les informations issues des GPS connectés de la communauté communiquent en permanence leur position et les ralentissements sont de fait facilement identifiables. En plus de ces informations, celles de la TMC ainsi que d’autres issues de la téléphonie mobile, permettent d’affiner le jugement. L’information traitée de la sorte est ensuite renvoyée vers les GPS, que ce soit des boîtiers ou des applications sous smartphone.

S’il est très difficile d’établir un protocole de test fiable, permettant d’évaluer de façon objective l’efficacité de ces systèmes d’info-trafic « Live », il ne fait aucun doute qu’ils offrent une réelle plus-value et qu’ils peuvent, dans bien des cas, faire gagner du temps.

Les zones de danger. Lorsque l’on parle des zones de danger, il est en général fait référence aux radars et en particulier aux radars mobiles. Les radars fixes sont, la plupart du temps, présents dans les bases de données des GPS. Il ne faut toutefois pas accorder une confiance absolue à ces informations, loin d’être fiables à 100 %.

Pour être informé en temps réel sur les radars mobiles, seule la méthode « Live », utilisant les réseaux 3G et 4G, peut convenir. Comme pour l’info-trafic Live, elle fait appel à la communauté d’utilisateurs qui, lorsqu’ils croisent un radar mobile, peuvent le mentionner en utilisant un bouton dédié. L’information est ensuite disponible pour l’ensemble de la communauté. Sa fiabilité repose sur l’importance de la communauté. La qualité des informations fournies par Coyote, unanimement reconnue, est liée à l’étendue de cette communauté. Il en va de même pour Waze, une application gratuite largement diffusée.

 

Les POI (Points Of Interest ou points d’intérêt)

La plupart des GPS, que ce soit un boîtier, une application ou encore un système embarqué, intègrent une liste de points d’intérêt. On trouve les restaurants, les centres commerciaux, les stations essence, les parkings ou encore les parcs d’attraction. L’appareil est alors capable de trouver, dans la localité où vous êtes situé, l’un de ces POI et de vous y conduire. Encore une fois, les systèmes capables d’utiliser les réseaux 3G ou 4G offrent des possibilités plus poussées puisqu’ils peuvent se servir de la recherche Internet pour trouver un POI spécifique absent de la base de données.

 

Les modes spécifiques (piéton, vélo, moto…)

La majorité des appareils proposent des modes pour les piétons, les vélos ou encore les motos. Ils sont dès lors capables de tenir compte du moyen de locomotion lorsqu’ils calculent un itinéraire. Par exemple, vous faire traverser un parc pour raccourcir un itinéraire, en mode piéton, ou prendre une piste cyclable en mode vélo.

Les GPS pour camping-car

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Il y a une véritable demande pour les GPS pour camping-car dont nous avons testé quelques modèles en 2015. Ils fonctionnent exactement comme les GPS pour voitures, mais exploitent d’autres attributs : hauteurs sous ponts, accessibilité des parkings, espace d’accueil adaptés aux camping-cars… Cette spécificité a hélas un prix, puisque ces appareils sont souvent vendus plus de 300 €.

Test Que Choisir : Comparatif GPS

Arnaud de Blauwe

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François Palemon

Rédacteur technique

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