Entretien chaudière

Nouvelles obligations

Publié le : 08/11/2009 

Depuis 1978, les chaudières doivent être révisées chaque année. Un décret et un arrêté récents précisent les points à vérifier, comme le rendement ou l'émission de polluants. Le spécialiste appelé à intervenir doit donner des conseils pour bien utiliser la chaudière.

 

Faire contrôler sa chaudière tous les ans, c'est obligatoire depuis plus de 30 ans. Pour autant, nombreux sont les propriétaires ou locataires qui dérogent à la règle : 30 à 50 % des équipements ne seraient pas vérifiés, selon le Haut conseil de la santé publique. Pour renforcer cette exigence, un décret est paru en juin dernier, suivi d'un arrêté publié fin octobre. Le nouveau texte prévoit, outre la révision technique classique, un contrôle du rendement de l'appareil, ainsi que la mesure des émissions de polluants atmosphériques. Ce dernier point doit permettre de limiter les intoxications au monoxyde de carbone, à l'origine de 300 décès par an en France. Dans 42 % des cas, l'appareil en cause est une chaudière.

À l'issue de son contrôle, si le professionnel qui intervient constate que l'appareil dégage un taux de monoxyde de carbone qui compromet la santé des occupants, il doit imposer l'arrêt de la chaudière jusqu'à réparation. Mais dans le cas où l'installation ne présente pas de danger, il est remis une attestation qu'il faut conserver 2 ans dans l'éventualité d'un contrôle par des agents de l'État. Ce document comporte les résultats de rendement et d'émission de polluants, ainsi que des conseils pour bien utiliser la chaudière. Rappelons que, dans tous les cas, une bonne ventilation est primordiale : il ne faut jamais boucher les grilles d'aération du logement.

Pour 2009, pas de panique, l'obligation est considérée comme respectée si l'entretien a déjà été réalisé selon l'ancienne méthode. Pour le reste, c'est toujours l'occupant qui doit faire réaliser le contrôle si l'installation est individuelle. Dans les copropriétés où le chauffage est collectif, le syndic en est responsable.

Anne-Sophie Stamane

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